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Garage d’un député incendié: "Une forme d’attentat" selon Pascal Bois

Le garage du député LREM de l’Oise Pascal Bois a été incendié dans la nuit de mardi à mercredi. Invité de RMC ce jeudi, il dénonce "une forme d’attentat" et pointe "une minorité de nos concitoyens" qui "remettent en cause le fonctionnement de notre système politique".

Une voiture brûlée, un toit calciné... Le garage du député LREM de l’Oise Pascal Bois, à son domicile, a été victime d’un incendie dans la nuit de mardi à mercredi. Des tags "Votez non" et "ça va péter" ont aussi été inscrits sur un mur, faisant un lien avec l’examen à l’Assemblée nationale de la loi sur le pass sanitaire. Et ce n’est pas la première fois ces dernières semaines qu’un parlementaire ou un maire est visé par une menace de ce genre. Pascal Bois, lui-même, avait reçu une balle dans un courrier en novembre. Il va "naturellement" porter plainte après cet incendie.

"A 3h du matin, les pompiers sont venus frapper à notre porte pour dire qu’une voiture était en feu, a-t-il raconté ce jeudi dans ‘Apolline Matin’ sur RMC et RMC Story. Ça a endommagé le garage. Il y a une minorité de nos concitoyens qui est dans cette outrance, jusqu’à aller commettre un acte odieux. Une agression, comme on me le disait dans un message hier (mercredi), considérant même que c’est une forme d’attentat. C’est une intimidation pour que je sois moi-même dans le renoncement. Mais je pense que c’est totalement contre-productif. Naturellement, ça ne change rien à ce qui est engagé dans cette loi."

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"Des personnes qui n’acceptent pas le débat démocratique, les règles de notre République"

Pour Pascal Bois, "il y a cette frange de personnes qui sont toujours prêtes à refaire le match, qui n’acceptent pas le débat démocratique, les règles de notre République, l’expression des urnes, l’expression d’une majorité". "Une majorité, si elle est là, c’est qu’elle a fait adhésion à un moment. Ils remettent en cause et ne veulent pas accepter le fonctionnement de notre système politique", estime le député LREM de l’Oise. Il va devoir renforcer la sécurité autour de lui. "On a toujours eu la protection de l’Etat, les préfets et les forces de sécurité nous la doivent. Actuellement, il faut plutôt renforcer. Il est évident qu’il y aura une surveillance plus accrue, plus présente, du domicile, de la permanence."

LP