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"Votez non", "Ça va péter !": le domicile d'un député LREM taggué et incendié

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Le garage personnel du domicile du député Pascal Bois a été incendié dans la nuit de mardi à mercredi à Chambly (Oise).

Une pression en vue du vote lundi par le Parlement sur la question sensible du "pass vaccinal"?. Le garage personnel du député LREM de l'Oise Pascal Bois, à Chambly, a été endommagé par un incendie mercredi dans la nuit, et des inscriptions hostiles taguées sur un mur d'enceinte de son domicile, a appris l'AFP auprès des pompiers et du député.

Les pompiers sont intervenus aux alentours de 2h30 à Chambly pour un feu de véhicule dans un garage, a indiqué le SDIS de l'Oise. Une enquête est en cours, selon la gendarmerie.

Le député a affirmé à l'AFP que sa voiture personnelle a été en partie calcinée par l'incendie du garage, situé dans une dépendance à l'arrière de son domicile. Selon lui, le feu a été déclenché par un "pneu enflammé qui a été jeté".

"Le plus choquant, c'est de s'en prendre au domicile personnel"

Des inscriptions "Votez non" et "Ça va péter !" ont été peintes sur le mur jouxtant le garage, a-t-il ajouté.

"Le plus choquant, c'est de s'en prendre au domicile personnel", alors que le vandalisme visant les élus touche "la plupart du temps" les permanences parlementaires, a-t-il relevé .

Pour le député, qui a affirmé qu'il allait porter plainte, le contenu des inscriptions renvoie à des opposants au pass sanitaire, qui "sont en train d'anticiper le vote de lundi sur le pass vaccinal".

Il dénonce "la lâcheté, le non-respect de la démocratie" de la part de "ceux qui veulent toujours refaire le match"

Le 19 novembre, Pascal Bois avait reçu des menaces de mort dans un courrier contenant une balle, comme plusieurs autres députés de l'Oise. "C'était après le vote sur le pass sanitaire", rappelle-t-il.

Pascal Bois dit aussi recevoir une "pluie de mails décriant des attaques aux libertés" dans le cadre de la réponse des autorités à l'épidémie de Covid-19. Il dénonce "la lâcheté, le non-respect de la démocratie" de la part de "ceux qui veulent toujours refaire le match".

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La rédaction avec AFP