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Grève des médecins: "Si le gouvernement ne bouge pas nous poursuivrons la mobilisation"

Les médecins généralistes entament ce lundi leur deuxième semaine de grève.

Les médecins généralistes entament ce lundi leur deuxième semaine de grève. - Philippe Huguen - AFP

Invité de Jean-Jacques Bourdin ce lundi, Jean-Paul Ortiz, président de la Confédération des syndicats médicaux Français, a assuré que les médecins poursuivraient leur mouvement au-delà du 31 décembre s'ils estiment que le gouvernement ne répond pas à leurs revendications.

Ils n'ont pas l'intention de lâcher. Alors qu'ils entament leur deuxième semaine de grève, les médecins envisagent de poursuivre leur mobilisation en 2015, au-delà du 31 décembre, date initialement prévue pour mettre fin au mouvement. "Nous ferons un point le 31 décembre, mais si le gouvernement n'a pas répondu à nos revendications, le mouvement se poursuivra sous cette forme ou une autre", a déclaré Jean-Paul Ortiz, président de la Confédération des syndicats médicaux Français, principal syndicat de médecins libéraux. "Ça peut être des grèves administratives, des actions coups de poings, une mobilisation dans la rue… tout est ouvert aujourd'hui", prévient-il, insistant toutefois sur le fait que "les médecins n'ont pas vocation à faire grève, mais à s'occuper de leurs patients".

"Si la grève a autant duré, c'est parce que les médecins sont excédés et que le gouvernement est sourd à leurs revendications", a poursuivi Jean-Paul Ortiz. Le but des syndicats de médecins est maintenant de "dialoguer avec le gouvernement et revoir le projet de loi santé de Marisol Touraine, mais aussi avancer sur les négociations tarifaires".

"Aucun médecin ne va se soustraire à une réquisition"

La plupart des médecins grévistes, réquisitionnés, travaillent malgré le mouvement de contestation. Et cela va continuer jusqu'au 31 décembre. "Aucun médecin libéral ne va se soustraire à une réquisition", assure le président de la Confédération des syndicats médicaux Français. " Ce qui permet à la ministre de la Santé de dire tout va très bien, pas d'affolement. Pas d'affolement, oui, mais parce qu'on a beaucoup réquisitionné en amont", raille-t-il. Si le ministère de la Santé dépeint une situation stable et sous contrôle, il relève que "les services du 15 ont noté un afflux d'appel extraordinaire, on est à 2-3 fois le nombre d'appels habituels. Et dans les services d'urgences il y a pas mal de monde effectivement".

Les médecins en grève ont des revendications tarifaires: les généralistes demandent une consultation à 25 euros, les spécialistes la revalorisation des actes. Ils veulent aussi la réécriture, voire le retrait du projet de loi santé dont l'examen par le Parlement est prévu en avril. La ministre de la Santé, Marisol Touraine, doit recevoir le 12 janvier des représentants de généralistes.

P. Gril avec JJ. Bourdin et AFP