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Il meurt sous les coups de son beau-père à Vitry: "il avait des bleus, des dents cassées, beaucoup de traces"

Oumar, 15 ans, a trouvé la mort vendredi soir dans son appartement de Vitry sur Seine, dans le Val de Marne.. Son beau-père, qui lui aurait infligé ces blessures ayant entraîné son décès, devrait être présenté lundi matin au parquet.

La mère de l'adolescent et ses quatre autres enfants âgés de 1 à 13 ans, étaient présents au moment du drame. Oumar, 15 ans est décédé dans l'appartement familial sous les coups de son beau père, vendredi, à Vitry.

Le suspect a reconnu les faits lors de sa garde à vue samedi. Il aurait infligé cette correction à Oumar car il n'allait plus au lycée. Une marche blanche doit avoir lieu vendredi en mémoire du jeune garçon.

Dans l'entourage de l'adolescent, on savait depuis longtemps qu'Oumar recevait des coups, comme ce jour où toute la classe s'est rendue à la piscine. "On a tous remarqué qu’il avait des coups de fouet, des marques, des coups partout. Nous étions choqués parce que les coups étaient épais. C’était vraiment impossible de ne pas le voir", témoigne l'un de ses amis sous couvert de l'anonymat. 

"Il suppliait les profs pour ne pas qu’ils appellent ses parents, afin d’éviter de se faire frapper."

Oumar ne disait pas à tout le monde ce qui se passait chez lui. Pour expliquer ses blessures, il trouvait des excuses et essayait de masquer la vérité à ses camarades. "Il avait des bleus, des dents cassées, beaucoup de traces. Lui disait qu’il était tombé en roller sur une table. Moi je savais qu’il se faisait battre, mais je n’ai rien fait", déplore un camarade de classe.

Travailleur, mais dissipé, il savait ce qui l'attendait chez lui en cas d'heure de colle, raconte un autre élève de sa classe: "il suppliait les profs pour ne pas qu’ils appellent ses parents afin d’éviter de se faire frapper".

Si les élèves n'ont pas réussit à parler, l'administration du lycée ou les services sociaux auraient-ils pu se rendre compte de la situation d'Oumar? Les responsables de l'établissement ne se sont pas encore exprimés sur le sujet.

Antoine Jeuffin pour Bourdin Direct (avec A.B)