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Ils voulaient gravir le Mont-Blanc: un Russe et son petit garçon arrêtés par un guide de haute-montagne

Le Mont-Blanc est-il devenu un parc d'attractions? Un alpiniste russe et son fils de moins de 10 ans ont été interceptés dimanche matin, alors qu'ils s'apprêtaient à gravir le toit de l'Europe. C'est un guide de haute-montagne de la commune de Saint-Gervais a réussi à les en dissuader alors que les conditions climatiques étaient très mauvaises.

Un enfant âgé de moins de 10 ans a été intercepté avec son père, un alpiniste russe. Il s'apprêtait à grimper le Mont-Blanc. Un guide de haute-montagne de la commune de Saint-Gervais a réussi à les en dissuader. Ils étaient déjà à 2300 mètres d'altitude au pied de l'ascension du plus haut sommet d'Europe alors que les conditions climatiques étaient exécrables.

Alerté par le personnel de la station, Christophe Delachat, guide de haute-montagne de la commune de Saint-Gervais va à la rencontre l'alpiniste russe et son jeune fils pour l'empêcher d'aller plus haut.

"Il neigeait, il faisait très froid. J’ai insisté pour qu’ils fassent demi-tour. Il ne pouvait pas monter avec un enfant aussi jeune, c’est trop dangereux pour sa santé et pour son physique", explique-t-il. 

Bientôt un permis d'accès?

Pour tenter l'ascension du Mont-Blanc, il faut pourtant une réservation dans un refuge que l'alpiniste et son fils n'avaient pas. La réglementation actuelle ne suffit pas, dénonce Jean-Marc Peillex, le maire de Saint-Gervais.

"Même si c’est son fils, c’est à nous de protéger la vie des gens. On est aujourd’hui sur une véritable imbécilité et il faut que le Mont-Blanc soit réservé à la pratique de l’alpinisme. Quand on aura réellement mis dehors tous ceux qui veulent se faire briller avec des exploits plus ou moins loufoques comme on l’a maintenant", affirme le maire. 

L'édile souhaiterait instaurer un permis d'accès pour tous ceux qui veulent grimper sur le toit de l'Europe. Le 31 août dernier, c'est un alpiniste britannique qui avait suscité la colère de l'édile : il avait voulu monter au sommet avec un rameur d'appartement qu'il avait fini par abandonner en route. Une blague qui avait coûté 1800 euros à la mairie après l'intervention d'un hélicoptère pour ramener l'engin dans la vallée.

Nicolas Ropert avec Guillaume Descours