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Incendie de Martigues: un berger lance un appel après la destruction de sa bergerie

Après l’incendie de Martigues, des appels au don de vêtements, de denrées alimentaires ont été lancés. Autre appel lancé cette fois par un berger. Sa bergerie a été détruite dans l’incendie

Après les flammes, après le drame, l’heure de l’état des lieux est venue autour de Martigues. Comme prévu, la journée de jeudi, plutôt calme niveau du vent, a permis aux pompiers de bien avancer sur les opérations de noyage d’éventuels foyers de reprise. Mais si les flammes sont quasiment toutes éteintes, elles ont laissé évidemment beaucoup de traces.

Les traits tirés, les yeux fatigués, Eric Jean n’a peut-être jamais autant eu besoin de son bâton de berger. Sa bergerie détruite depuis trois jours, il est obligé de passer ses nuits dehors avec ses 170 chèvres et ses moutons. “C’est mieux de dormir dans son lit tranquille, on dort mieux. Là, c’est un peu compliqué”, indique-t-il. 

Nourrir 170 bêtes

Ces dernières heures, il a reçu plusieurs propositions pour parquer son troupeau. Mais trouver l’endroit idéal est difficile.

“Il faut qu’il soit à l’ombre, il faut qu’il soit proche d’un point d’eau et à un endroit qui n’embête pas trop les riverains. Tous les jours, il faut quand même les traires, et le faire dans le champs ce n’est pas ce qu’il y a de mieux et ça m’éloigne trop de mon laboratoire où je fais mes fromages. Ce n’est pas une activité où on appuie sur un bouton et on arrête”, explique-t-il. 

Sans compter les problèmes pour nourrir ses 170 bêtes. Beaucoup de pâtures ont brûlé, les terres sont sèches. Jeudi, Thierry, un paysan de la commune, est venu à sa rencontre. “Il nous reste encore des terrains sur lesquels on n'a pas fait de bottes de paille ou de foins”, explique-t-il. 

La bonne nouvelle, c’est qu’aujourd’hui, le troupeau devrait pouvoir s’installer sur le terrain d’un centre équestre voisin. Une solution provisoire.

Martin Bourdin avec Guillaume Descours