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Accueil de l'Ocean Viking: "Une faute très lourde de la part du gouvernement", tacle Eric Ciotti

Sur RMC, le député LR des Alpes-Maritimes dénonce avec fermeté l'arrivée ce vendredi du navire humanitaire Ocean Viking à Toulon et "salue" la décision du gouvernement italien.

L'accueil du navire humanitaire Ocean Viking a pris une tournure diplomatique et politique. L'Italie, dont les nouveaux dirigeants d'extrême-droite ont pris une ligne fermement anti-accueil de réfugiés, a refusé l'accueil de bateaux humanitaire ayant sauvé des personnes tentant de rejoindre l'Europe dans des embarcations de fortune.

Le bateau de l'association SOS Méditerrannée, avec 234 réfugiés récupérés par l'association en pleine mer, accoste ce vendredi matin dans le port militaire de Toulon dans le Var. "A titre exceptionnel", a annoncé jeudi le ministre de l'Intérieur, Gérald Darminin qui a critiqué le "choix incompréhensible" de l'Italie de ne pas accepter le navire humanitaire.

"C'est un signal extraordinairement négatif adressé à ceux qui font le commerce des êtres humains"

Eric Ciotti, député des Alpes-Maritimes et invité de RMC ce vendredi matin, regrette le choix de l'Etat français d'accueillir le navire, et n'a pas peur de polémiquer sur le sujet, "saluant" la décision du gouvernement italien.

"C'est un signal extraordinairement négatif adressé à ceux qui font le commerce des êtres humains. C’est ce que souhaitaient les passeurs, que ceux qui ont payé un trajet très cher pour traverser la Méditerranée atteignent l'Europe. C'est une faute très lourde de la part du gouvernement français. Quelque part ils ont obtenu satisfaction", juge-t-il.

Le député estime que c'est ainsi un "laxisme migratoire qui prend une étape nouvelle aujourd’hui" estimant qu'Emmanuel Macron "trahit sa parole" sur ce sujet. Le candidat à la présidence des Républicains estime qu'il faut que l'Ocean Viking doit faire marche arrière.

"Il doit retourner à son point de départ, vers la Tunisie ou les côtes libyennes. Ce n'est pas à la France de donner ce signal. Il n'y a aucune logique. Il faut les sauver mais il faut que l’Europe prenne ses responsabilités avec un blocus maritime et que les embarcations soient reconduites vers les points de départ".

J.A.