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Algérie: "On voulait d’une élection sans Bouteflika, on se retrouve avec Bouteflika sans élection"

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Face au silence du pouvoir, de nouvelles manifestations ont eu lieu tout au long du week-end en Algérie et en France pour réclamer le départ du président algérien.

Les manifestations se poursuivent en Algérie pour réclamer le départ du président Abdelaziz Bouteflika. Alors qu’il a annoncé la semaine dernière qu’il ne se représenterait pas aux prochaines élections mais qu’il resterait président jusqu’à celles-ci dont la date n’est toujours pas définie. Une situation qui dérange le peuple algérien qui s’est une nouvelle fois mobilisé ce week-end. 

2 à 3 millions de personnes dans les rues à Alger vendredi. Des rassemblements ont également eu lieu en France. A Marseille sur le Vieux-Port où ils étaient 200 selon l'AFP, 500 à St Etienne, 300 à Bordeaux et 250 à Toulouse.

"On veut une réelle démocratie"

Kamel Hadji est membre du collectif Algérie Démocratique Toulouse. Même à plusieurs centaines de kilomètres de l'Algérie, les revendications sont les mêmes.

"Bouteflika on sait qu’il ne parle plus. On sait qu’il y a des gens qui tirent des ficelles. Il sert de ventriloque pour ce système. Au départ, on a voulu d’une élection sans Bouteflika et au final, on se retrouve avec Bouteflika sans élection. Nous, on veut une réelle démocratie, la séparation des trois pouvoir en Algérie, que ce soit le pouvoir législatif, exécutif ou judiciaire", explique-t-il.

Ils étaient encore 9000 dimanche à Paris, place de la République, selon la préfecture de police. 

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