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Brexit: ce que change le nouvel accord

Le nouvel accord espère avoir réglé l'épineuse question irlandaise, en évitant le retour d'une frontière physique entre les deux entités.

Trois ans après le vote britannique, l'Europe et le Royaume-Uni sont parvenus à un nouvel accord sur le Brexit. Le président de la commission européenne Jean-Claude Juncker, s'est félicité d'un accord "équitable et équilibré", tandis que Boris Johnson le premier ministre britannique s'est dit "très confiant" avant un vote final du parlement alors que l'opposition britannique et les unionistes nord-irlandais ont d'ores et déjà annoncé qu'ils voteraient contre.

Des Nord-irlandais qui pourraient se retrouver en première position des débats car cet accord, qui reprend les grandes lignes de celui négocié par Theresa May, règle l'épineux problème entre la République d'Irlande, membre de l'Union européenne, et l'Irlande du Nord, province du Royaume-Uni.

Période de transition de trois ans

Il fallait à tout prix éviter le retour d’une frontière physique entre les deux, par peur d’une nouvelle guerre civile, tout en évitant que l’Irlande du Nord devienne une porte d’entrée sans contrôle vers le marché européen. 

L’accord prévoit donc que toutes les marchandises en provenance de pays tiers soient contrôlés par les autorités britanniques. Si celles-ci restent en Irlande du Nord, les britanniques appliqueront le droit et les taxes britanniques. Mais si ces marchandises ont vocation à passer en République d’Irlande, et donc en Europe, elles seront alors soumises aux règles européennes, mais contrôlés par les Britanniques.

S’il est adopté par le parlement britannique, ce qui est loin d’être fait, ce système entrera en vigueur après une période de transition de 3 ans maximum, le temps de négocier un grand accord de libre-échange entre le Royaume Uni et l’Union européenne.

Victor Joannin (avec G.D.)