RMC

Coupe du monde: les écoles du Qatar mettent les enfants en vacances pour un mois et demi

Ils pourront profiter pleinement de la Coupe du monde dans leur pays. Les écoliers du Qatar sont en vacances à partir de ce jeudi pour un mois et demi, jusqu'à la fin de la compétition. Une décision qui oblige les familles à se réorganiser.

Plus que quatre jours avant le coup d'envoi de la Coupe du monde de foot, avec le match d'ouverture dimanche après-midi entre l'Equateur et le pays hôte, le Qatar. Un pays hôte qui, chaque jour, semble se tourner un peu plus vers sa Coupe du monde. Les rythmes de travail sont adaptés pour que tout le monde profite de la compétition.

Depuis le début du mois, les employés de l'administration ne travaillent plus ou sont en télétravail. Et à partir de ce jeudi, tous les établissements scolaires sont en vacances, au moins jusqu'au 22 décembre.

Dans la cour de cette école, on les appelle, "les vacances Fifa". Plus d'un mois sans classe. Le petit Denizmavi, âgé de 8 ans, est surexcité.

“Il y a un parc aquatique dans mon quartier. Et puis, on va aller voir des matchs", se réjouit-il. "C'est une expérience unique”, ajoute Asil, son papa. “C'est la première fois qu'on va aller voir un match de la Coupe du monde ensemble, en tribune", indique-t-il.

Et c'est justement le but de ces vacances rallongées, que tout le monde profite du Mondial. Certains enfants, ici, vont jouer les porte-drapeaux pendant certains matchs. Mais cette fermeture longue durée ne plaît pas vraiment à Nicolas. “Pour éviter aux enfants de perdre un mois et demi d’école, on va rentrer en France. Et dès qu’on rentre, lundi, ils sont à l’école”, précise-t-il.

Un rythme particulier

Pour ceux qui restent, en revanche, pas toujours simple de s'organiser. "Ça change notre routine donc des membres de ma famille viennent nous aider", indique une habitante de Doha. “C’est très, très long et il faut remplir la journée, donc ce n’est pas juste de l’amusement. Il faut aussi garder la cervelle en action”, appuie Patricia, autre habitante de la capitale.

Tous les parents prévoient de faire travailler leurs enfants. Émilie, prof de français à Doha, appréhende quand même le retour en classe.

“J’ai l’impression qu’on va devoir remettre les règles au clair dans les classes. Un mois et demi de vacances, c’est comme les vacances d’été. Ça va être comme une nouvelle rentrée, comme si on avait deux rentrées scolaires sur la même année”.

Des dispositifs particuliers d'apprentissage ont été mis en place, notamment pour les élèves qui ont des examens en fin d'année.

Martin Bourdin avec Guillaume Descours