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En vacances, Macron annonce avoir invité Vladimir Poutine à Brégançon le 19 août

Lors d'un bain de foule, samedi, le président français a expliqué pourquoi il aimait passer ses vacances au Fort de Brégançon. Il a notamment évoqué l'idée de pouvoir recevoir des dirigeants étrangers.

Les vacances du président de la République, Emmanuel Macron, seront studieuses. C’est ce qu’il a lui-même déclaré lors d’un bain de foule à Bormes-les-Mimosas samedi. Le président et son épouse son actuellement au Fort de Brégançon, pour les vacances

"C’est un lieu qui fait partie de l’histoire notre pays et nous y sommes attaché. C’est le choix qu’avait fait le Général de Gaulle et c’est devenu petit à petit une tradition. Et moi je suis aussi attaché à cette tradition parce que ça permet à la fois d’être dans le village, d’être au contact, et puis de pouvoir s’isoler pour travailler, d’avoir tous les équipements nécessaires pour recevoir les appels internationaux, de pouvoir recevoir des dirigeants internationaux", a expliqué Emmanuel Macron. 

Renforcer la collaboration franco-russe

Lors de ce bain de foule, il a également annoncé la venue de Vladimir Poutine, le président russe, à Brégançon le 19 août prochain. Une rencontre organisée quelques jours avant le G7 organisé du 24 au 26 août à Biarritz. Un sommet dont ne fait pas partie la Russie. Alors quels sont les enjeux de cette rencontre ?

"L’idée tout simplement est d’établir des contacts plus personnels. L’invité au Fort de Brégançon est précisément et participer à cette diplomatie dans un cadre informel, permettra de discuter des principaux sujets entre la France et la Russie. En premier lieu, celui de l’Iran et puis de l’Ukraine. On l’a vu lors de la Conférence des ambassadeurs l’an passé, le président français a évoqué la collaboration franco-russe comme l’un des axes pour la stabilité et la sécurité en Europe. Cette rencontre s’inscrit tout à fait dans cet objectif-là: marquer un rapport de force avec la Russie, mais pour se permettre ensuite de pouvoir négocier", explique Florent Parmentier, chercheur à Sciences-Po et enseignant à HEC. 

Samedi, plus d'un millier d'opposants au régime de Vladimir Poutine ont été arrêtés hier à Moscou lors d'une manifestation, non autorisée par les autorités russes. Les manifestants réclamaient des élections libres. 

Florent Parmentier avec Guillaume Descours