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Explosion à Beyrouth: un an après, les responsables politiques libanais trainent des pieds et la reconstruction patine

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- - PATRICK BAZ / AFP

Après l'explosion de Beyrouth, les responsables politiques libanais s'étaient engagés à former un gouvernement, mais rien ne bouge.

C'était il y a un an, jour pour jour. Au Liban, une immense explosion dans le port de Beyrouth soufflait une grande partie de la ville, faisant 214 morts et plus de 6.500 blessés.

Très impliqué depuis le début de la crise au Liban, Emmanuel Macron veut continuer à mener l'aide internationale. Et pour atteindre les 357 millions de dollars nécessaires, la France a déjà promis de dépasser les 85 millions d'euros qu'elle a donnés il y a un an.

L'argent obtenu doit être transmis aux associations sur place, pour des besoins d'urgence: alimentation, santé, éducation, reconstruction du port et même assainissement de l'eau.

Des sanctions à venir?

Mais pour débrancher la perfusion des aides humanitaires, il manque un pouvoir politique stable. Et les responsables du pays trainent des pieds. Depuis un an, ils se sont engagés à former un gouvernement, mais rien ne bouge.

Emmanuel Macron, qui souhaite retourner à Beyrouth, appelle donc à nouveau à la formation rapide d'un gouvernement, condition pour débloquer de nouvelles aides à plus long terme. Et si rien ne change dans les prochains mois, des sanctions sont envisagés contre les responsables libanais. 

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Romain Cluzel (avec G.D.)