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"Gilets jaunes": l'ONU réclame une "enquête" après les violences, Paris réplique

"Il faudra expliquer à Madame le Haut-Commissaire l'ensemble des faits d'extrême violence" notamment contre "les forces de l'ordre" ou les "biens publics", a répliqué sur BFMTV le Premier ministre Edouard Philippe, rappelant qu'"en France, on a un Etat de droit".

L’ONU attend de la France "une enquête approfondie", sur les violences lors des manifestations des "gilets jaunes", a réclamé la Haut-Commissaire aux droits de l'homme.

Une injonction à laquelle Edouard Philippe n’a pas manqué de répondre, un brin agacé, précisant que la France ne l'a pas "attendue".

"On n’a pas attendu le Haut-Commissaire de l’ONU pour faire toute la lumière sur l’ensemble des faits dès lors qu’il y a des plaintes, dès lors que nous considérons qu’il faut faire la lumière et toute la transparence sur l’ensemble des faits. Je voudrais rappeler à tout le monde, qu’en France nous sommes un Etat de droit, que quand il y a une plainte, elle est instruite".

"L'extrême violence qui s’est déchaînée sur les forces de l’ordre"

"Il faudra expliquer à Madame le Haut-Commissaire l'ensemble des faits et notamment l’extrême violence qui s’est déchaînée sur les forces de l’ordre ou sur un certain nombre de propriétés privées ou de biens privés. Parfois sur des biens publics, sur des symboles de la République", a poursuivi Edouard Philippe.

Au total, "111 enquêtes (ont été) ouvertes" par l'Inspection générale de la police (IGPN) pour "9.228 cas d'utilisation du LBD", selon un bilan provisoire daté du 30 janvier et cité par la représentante du ministère de l'Intérieur, lors d'une audience au Conseil d'Etat.

Bourdin Direct (avec Caroline Petit)