RMC

Guerre en Ukraine: le Kremlin admet "des erreurs" lors de la mobilisation des réservistes

Le Kremlin a admis des erreurs lors de la mobilisation de centaines de milliers de réservistes pour aller combattre en Ukraine. Le pouvoir russe a également assuré ne pas avoir pris de décisions concernant la fermeture des frontières.

Le Kremlin a admis lundi des "erreurs" au cours de le mobilisation de centaines de milliers de réservistes pour aller combattre en Ukraine, et souligné qu'il n'y avait à cette heure "pas de décision" de fermeture des frontières, face aux manifestations et à la fuite de nombreux Russes à l'étranger.

"Il y a des cas où le décret (de mobilisation) a été violé", a dit le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov, disant espérer que "les erreurs seront corrigées". Les autorités ont affirmé que la mobilisation de 300.000 réservistes ne concernerait que les personnes ayant une expérience militaire ou les compétences recherchées.

Mais de nombreux cas de mobilisation de personnes âgées, malades ou sans expérience ainsi que des étudiants ont été recensés.

Un recrutement massif dans les zones pauvres et isolées?

La mobilisation a déclenché des manifestations et quelques milliers d'arrestations depuis que le président russe Vladimir Poutine l'a décrétée la semaine dernière. Lundi matin, une fusillade s'est produite dans un commissariat militaire à Oust-Ilimsk, ville éloignée dans la région d'Irkoutsk, en Sibérie. Un homme a ouvert le feu blessant grièvement un officier qui y travaillait.

Le pouvoir russe est accusé de chercher à mobiliser en priorité dans des zones pauvres et isolées.

Le Comité d'enquête russe a indiqué que le suspect, un habitant âgé de 25 ans, avait été arrêté. La victime, elle, est hospitalisée dans un état très grave. "Les médecins se battent pour sa vie", a indiqué le gouverneur de la région d'Irkoutsk, Igor Kobzev.

Fuite à l'étranger

De nombreux Russes semblent aussi avoir choisi de fuir le pays, au regard de l'affluence accrue aux frontières avec la Géorgie, le Kazakhstan, la Finlande ou la Mongolie. Les laisons aériennes ont aussi été pris d'assaut. Cet afflux a nourri la crainte que la Russie interdise de sortie du pays les hommes en âge de combattre.

Le porte-parole du Kremlin a indiqué que les autorités n'avaient "pas pris de décision" à ce stade concernant la fermeture des frontières pour cette catégorie de citoyens. La Russie s'apprête à annexer quatre régions d'Ukraine à l'issue mardi de "référendums" dénoncés par l'Ukraine et les Occidentaux.

G.D. avec AFP