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Polémique en Espagne après l'expulsion d'enfants turbulents d'un train

Polémique en Espagne après l'expulsion d'enfants turbulents d'un train

Polémique en Espagne après l'expulsion d'enfants turbulents d'un train - GABRIEL BOUYS / AFP

Des enfants qui voyageait dans un train en Espagne ont été invités à descendre du train après plusieurs plaintes de voyageurs sur leurs comportements. Une enquête a été ouverte par la ministre des Transports espagnole.

La compagnie de chemins de fer espagnole, Renfe, était sous le feu des critiques vendredi après l'expulsion en début de semaine d'un groupe de 22 enfants d'une dizaine d'années, jugés bruyants et turbulents, du train où ils avaient pris place.

Ces enfants voyageaient dans ce train en provenance de Barcelone et à destination de Léon dans le cadre d'une colonie de vacances lorsque l'incident a eu lieu lundi après-midi.

Selon la Renfe, ils ont été invités à descendre du train par le contrôleur dans la gare de Palencia, peu avant leur arrivée à Léon, en raison de leur "comportement" qui a suscité les "plaintes" de plusieurs passagers.

Les enfants faisaient un "bruit" excessif et couraient dans les wagons, a précisé la compagnie ferroviaire. Un comportement qui aurait continué malgré les demandes faites auprès des deux moniteurs qui les accompagnaient.

Le groupe d'enfants a finalement rejoint Léon à bord d'un "autocar" mis à leur disposition et a été accompagné "en permanence par le personnel de la Renfe et la police nationale", a-t-elle assuré dans un communiqué.

Colère des catalans

La décision du groupe ferroviaire a été dénoncée par des parents d'élèves concernés, qui ont jugé la réaction du groupe ferroviaire disproportionnée et évoqué la possibilité d'un recours judiciaire.

Cette affaire est remontée jusqu'au Défenseur du Peuple, l'équivalent espagnol du Défenseur des Droits français, qui a annoncé jeudi soir l'ouverture d'une enquête pour voir si la décision de la Renfe pouvait constituer une atteinte aux "droits des enfants".

Il faut une "enquête en profondeur" pour comprendre "pourquoi" le contrôleur de la Renfe "a pris cette décision", a reconnu, également jeudi soir, la ministre des Transports Raquel Sanchez, interrogée sur la télévision publique.

Sur Twitter, le chef de cabinet de l'ancien président catalan Carles Puigdemont, Josep Lluis Alay, a tenté de donner un tour politique à l'incident, en rappelant que les enfants provenaient de Catalogne.

"Nous ne permettrons pas à ces Catalanophobes d'abuser à nouveau de nos enfants", a écrit ce responsable séparatiste.

Face aux critiques, la Renfe a précisé avoir ouvert une "enquête interne pour clarifier les faits". "C'est la première fois qu'une mesure de ce type est prise", a-t-elle assuré, en évoquant une décision "exceptionnelle".

La rédaction avec AFP