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Propos racistes, pensées suicidaires... Les confessions de Meghan et Harry sur le "système" de la famille royale

Le couple royal, exilé au Canada, est revenu dans une interview accordée à Oprah Winfrey, sur l'ambiance qu'il régnait au sein de la famille royale et à Buckingham Palace.

Des révélations choc. Meghan Markle et le prince Harry se sont confiés à Oprah Winfrey sur la chaine CBS cette nuit une interview sans retenue, un grand déballage. Meghan Markle a d'abord affirmé avoir été victime de propos racistes lorsqu'elle était enceinte de son premier enfant.

Lors de cet entretien très attendu diffusé dimanche soir par la chaîne CBS, l'épouse métisse du prince Harry, parfois émue aux larmes, a ainsi fait état de conversations au sein de la famille royale sur la couleur de peau de son fils lorsqu'elle en était enceinte. La duchesse, métisse, raconte un échange avec des membres de l'institution, quelque temps avant la naissance d'Archie:

"Ils ont "exprimé des inquiétudes quant à savoir à quel point sa peau serait foncée, ce que ca voudrait dire et à quoi ca ressemblerait".

L'ancienne actrice a parlé à Oprah Winfrey, qui s'est montrée incrédule et choquée, de conversations lui ayant été rapportées sur la couleur de peau de son fils avant qu'il naisse.

Harry a été informé "d'inquiétudes et de conversations (...) quant à savoir à quel point sa peau (serait) foncée quand il (naîtrait)", "ce que ça voudrait dire et à quoi cela ressemblerait", a-t-elle expliqué, sans vouloir donner l'identité de la ou des personnes ayant eu cet échange avec son mari parce que "ce serait très dommageable pour elles".

"C'était étrange", a dit Harry au sujet de cette conversation, refusant, lui aussi, de révéler qui en était à l'origine. "J'étais sous le choc."

La duchesse de Sussex a aussi affirmé que le palais de Buckingham avait refusé d'accorder une protection à l'enfant et que des membres de l'institution estimaient qu'Archie ne devrait pas recevoir de titre de noblesse, bien que ce soit la tradition.

"Je ne voulais tout simplement plus être en vie"

Les larmes aux yeux, Meghan confie ensuite ses pensées suicidaires lorsqu'elle vivait avec la famille royale. Son appel à une aide psychologique et médicale.

"Je ne voulais tout simplement plus être en vie. Et c'étaient des pensées constantes, terrifiantes, réelles et très claires", a dit la duchesse de Sussex à la présentatrice Oprah Winfrey lors de l'entretien retransmis par la chaîne CBS, mettant son état psychologique sur le compte de la couverture agressive des médias britanniques.

Elle dit être allée voir des membres de l'institution royale pour demander de l'aide et évoquer la possibilité d'une prise en charge médicale, "et on m'a dit que je ne pouvais pas, que ce ne serait pas bon pour l'institution", a-t-elle ajouté.

"Mon père et mon frère sont prisonniers"

En vain. Harry lui attaque personnellement le prince Charles. Il confie s'être senti lâché par son père:

"Il y aura du travail pour améliorer cette relation. Je me sens vraiment déçu, je me suis senti vraiment lâché, parce qu'il est passé par quelque chose de similaire, il sait ce que c'est la douleur".

Et de conclure : "Mon père et mon frère sont prisonniers" du système. "Ils ne peuvent pas le quitter". 

Si Meghan Markle a dénoncé une "vraie campagne de dénigrement" et dit ne pas s'être sentie protégée par la famille royale, elle a pris garde de ne pas attaquer personnellement des membres de la couronne. Elle a simplement affirmé que, contrairement à ce qui avait été rapporté par la presse britannique, ce n'était pas elle qui avait fait pleurer Kate, la duchesse de Cambridge, lors d'un incident survenu peu avant son mariage avec le prince Harry en 2018, mais que l'inverse s'était produit. Elle a précisé que Kate s'était excusée peu après.

Enfin, note plus optimiste, les deux époux ont annoncé attendre une fille "pour l'été prochain".

Margaux Bourdin (avec G.D)