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Réouverture des écoles et des métros à Bruxelles: "Il faut rester optimiste"

Si les métros et les écoles rouvrent partiellement, la sécurité a été renforcée dans la ville

Si les métros et les écoles rouvrent partiellement, la sécurité a été renforcée dans la ville - ERIC LALMAND / BELGA / AFP

REPORTAGE - Après quatre jours de paralysie pour cause de menace terroriste, les écoles, le métro et certains musées rouvrent ce mercredi à Bruxelles. Mais sur place, la peur et la psychose ont laissé des marques…

A Bruxelles, le niveau d’alerte maximale de niveau 4 est maintenu au moins jusqu'au lundi 30 novembre. Cependant, à partir de ce mercredi, les mesures qui transformaient la capitale belge en ville fantôme depuis quatre jours vont peu à peu se lever. La réouverture progressive des écoles et du métro s’accompagne toutefois d’un renforcement de la présence policière. Concrètement, 300 policiers sont affectés à la sécurité des écoles, 200 militaires pour le métro mais certains arrêts ou morceaux de ligne resteront fermés encore ce matin.

"Etre plus attentif"

Une nouvelle qui réjouit Guiliemine, 76 ans, qui assure qu'elle n'hésitera pas à prendre le métro: "Il faut rester optimiste comme on dit parce que ça ne sert à rien de se laisser aller. On a pu constater que l'on était bien protégé et on le sera encore. Il faut seulement être plus attentif, regarder autour de soi voir s'il n'y a pas quelque chose d'anormale. Mais pour le reste non, sinon on ne bouge plus". Et fataliste de déclarer: "Si ça doit être votre dernière heure, c'est que ça devait être comme ça".

Ce mercredi matin, les 160 établissements scolaires de Bruxelles rouvrent donc leurs portes. Après deux jours de fermeture, ce sont donc près de 35.000 élèves et étudiants qui retournent en cours. Pour autant, ce matin, Héloïse, 8 ans, est loin d'être tranquille au moment de franchir les grilles de l'école: "J'ai peur qu'ils mettent une bombe à l'école pendant la nuit et que lorsqu'on arrive elle explose", confie-t-elle, traumatisée. C'est pourquoi, Valérie, sa mère, a beaucoup hésité à la garder à la maison de peur que sa fille ne craque nerveusement.

Evacuer la psychose ambiante

"J'ai besoin d'être rassurée sur l'encadrement que mes enfants vont avoir. J'ai besoin de savoir que ma fille sera écoutée si elle est angoissée, qu'elle sera calmée si elle a peur", admet-elle. Dans de nombreux établissements, la matinée sera consacrée aux questions des enfants afin d'évacuer la psychose ambiante. Mais pour Philippe Ector, le directeur d'une école du centre de Bruxelles, les familles ne doivent pas avoir peur.

En effet, il l'assure la sécurité a été renforcée: "Plus personne ne pourra entrer dans les écoles en dehors des enfants eux-mêmes et du personnel de l'école. Toutes les sorties scolaires ont été supprimées et personne n'ira à la piscine". Toutefois, par manque de moyens, devant son école, il n'y a pas ce mercredi matin, de militaires ou de policiers en faction. Ils patrouillent seulement dans le quartier.

Maxime Ricard avec Barthélémy Bolo