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Un militaire français tué au Mali: ce que l'on sait de ce jeune soldat de 21 ans

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Au total, 43 militaires français ont été tués au Sahel depuis le début de l'intervention française en 2013.

Un légionnaire français a été "tué au combat" lundi lors d'une opération de lutte contre les groupes armés jihadistes au Mali, a indiqué l'Elysée, annonçant ainsi le deuxième décès en quatre jours dans les rangs de la force française Barkhane au Sahel.

Le soldat était engagé "dans une action de harcèlement zonal et "de ratissage contre les groupes armés terroristes", selon un communiqué de l'état-major des armées. "Prise à partie à courte distance, l'unité de tête a riposté et a mis hors de combat deux djihadistes. Au cours de cette action de feu, le 1ère classe Kévin Clément, embarqué à bord d'un véhicule blindé léger, a été grièvement blessé par un tir ennemi", a-t-il précisé.

Le jeune soldat de 21 ans, à bord d'une véhicule blindé léger, a été touché d'une balle dans la tête. Immédiatement transféré vers l'antenne médicale de Gao, il a succombé à ses blessures. Kévin Clément, considéré comme un légionnaire prometteur, appartenait au 1er régiment étranger de cavalerie de Carpiagne dans les Bouches-du-Rhône. Il était arrivé au Mali au sein de la force Barkhane en février 2020. 

Il s'agit du deuxième soldat français, du même régiment, tué en quatre jours dans le contexte de l'opération Barkhane, au Mali. Vendredi, le brigadier Dmytro Martynyouk, légionnaire du même régiment, avait lui même succombé à des blessures infligées le 23 avril au Mali par l'explosion d'un engin explosif improvisé.

Ces dernières semaines, l'armée française a multiplié les offensives au Sahel, y revendiquant la "neutralisation" de plusieurs dizaines de jihadistes au total depuis le début de l'année.

Le président Emmanuel Macron "s'incline avec un profond respect devant le sacrifice du soldat", a indiqué le communiqué du palais présidentiel de l'Elysée. "Il tient à exprimer à nouveau son entière confiance aux militaires français déployés au Sahel" ainsi que le "soutien de la France aux pays du G5 Sahel" (Mali, Niger, Tchad, Mauritanie, Burkina Faso).

"Ce lourd tribut payé par la Légion étrangère n'entame ni sa détermination ni son efficacité. Elle poursuit sa mission, à la manière de ses Anciens", a indiqué pour sa part la ministre des Armées Florence Parly. "Aux côtés de leurs frères d'armes français, européens et sahéliens, la lutte contre le terrorisme continue", a-t-elle ajouté dans un communiqué distinct, en adressant ses "condoléances" à la famille et aux proches du légionnaire. 

Mahauld Becker-Granier et Xavier Allain