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Jérôme Rivière sur les débauchages: "Il y a une sorte de fébrilité de la part de Marine Le Pen"

Élu au Parlement européen sous l’étiquette Rassemblement national, Jérôme Rivière a décidé de quitter le parti de Marine Le Pen pour rejoindre la campagne d’Eric Zemmour. Invité de la Matinale Week-End de RMC, il est revenu sur son choix.

Trois ans après son élection sous l’étiquette RN au Parlement européen, Jérôme Rivière a fait son choix pour la campagne présidentielle: celui de rejoindre Eric Zemmour et son parti "Reconquête !". Invité de la Matinale Week-End de RMC, deux semaines après son annonce, il annonce n’avoir "aucun regret" d’avoir pris cette décision : "il est en parfaite harmonie avec les convictions que je porte : le constat et le diagnostic qu’Eric Zemmour pose sur la France correspond à celui que je fais, et les solutions qu’il décline aussi."

"Nous ne sommes pas dans une stratégie de débauchage"

Au cœur d’une série des défections au sein du Rassemblent National, Jérôme Rivière a expliqué qu’il n’était pas le seul à se poser des questions au sein du parti de Marine Le Pen :

"Au cours des mois qui ont précédé mon choix, de nombreux parlementaires sont venus m’expliquer leurs doutes sur la capacité de Marine Le Pen à gagner, c’est ça la réalité."

Est-ce qu’il y a, alors, une réelle stratégie de la part du camp Zemmour pour dépouiller les équipes de Marine Le Pen ? C’est ce que Thierry Mariani a déclaré en creux, hier, sur BFMTV, dévoilant que des "amis d’Eric Zemmour" lui ont proposé "de les rejoindre". Chose que le vice-président de "Reconquête !" réfute en bloc:

"Il n’y a pas de négociation avec Thierry Mariani, on n’a rien à proposer mis à part d’être en adéquation avec ses convictions. Nous ne sommes pas dans une stratégie de débauchage."

Jérôme Rivière explique notamment que "pendant un moment, c’était important pour Eric Zemmour de monter qu’il était capable de rassembler. Maintenant, la démonstration est faite qu’Eric Zemmour peut rassembler les patriotes de LR et les nationaux-populistes du Rassemblement National.", juge-t-il, avant de conclure: "il y a une sorte de fébrilité de la part de Marine Le Pen et au RN."

Maxime Martinez