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La Corrèze sur le point de basculer à droite: "Il faut finir le travail"

En Corrèze, la droite est en bonne position pour regagner le département

En Corrèze, la droite est en bonne position pour regagner le département - MEHDI FEDOUACH / AFP

Les résultats du premier tour des élections départementales étaient très disputés dimanche soir en Corrèze, où la gauche devra s'unir si elle veut avoir une chance de conserver ce département conquis par François Hollande en 2008.

En Corrèze, "le département du président" pourrait tomber. En effet, dans ce département que François Hollande n'avait emporté qu'avec une très courte avance en 2008 et qui lui avait servi de tremplin pour l'Elysée, le socialiste Gérard Bonnet, président sortant du Conseil général, est contraint à un second tour. Et si elle veut l'emporter, la gauche est dans l'obligation de s'unir. "Rien n'est plié pour le moment. Je pense que si on arrive à faire le rassemblement à gauche, on a encore des chances de l'emporter", estime Gérard Bonnet sur RMC.

"On ne fanfaronne pas"

Car, selon lui, ni le Front de gauche, ni les écologistes, ni les communistes "n'ont intérêt à ce que le département ne passe à droite". C'est pourquoi, il considère "que pour l'instant rien n'est joué". Si la droite est en tête dans 18 cantons sur 19 et que quatre binômes ont même été élus dès le premier tour, à l'UMP, on refuse toutefois de crier victoire trop vite.

"Je crois que le Conseil général n'a jamais été aussi près de la bascule. Maintenant, on ne fanfaronne pas, on n'est pas dans une attitude arrogante. Au contraire, je pense que rien n'est fait. Les électeurs ont tranché au premier tour mais il faut continuer et finir le travail", mesure Pascal Coste, le candidat UMP. Et d'assurer: "C'est un nouveau tour qui s'ouvre".

"Ce n'est toujours pas plié"

Car, rien n’est acquis pour l’UMP puisque dans 9 cantons, le PS est juste derrière et pourrait même l’emporter au second tour et ce grâce aux voix des écologistes et des électeurs du Front de gauche. Bernard Combes le maire socialiste de Tulle, proche conseiller de François Hollande, à qui il manquait huit voix pour être élu dès le premier tour, veut y croire. "Ce n'est toujours pas plié parce que finalement la droite corrézienne a fait le plein de ses voix. Elle a fait ce qu'elle pouvait faire dans des cantons qu'on avait déjà déterminé comme perdu d'avance pour nous. Maintenant, il faut que la gauche rassemblée agisse…", analyse-t-il dans Bourdin Direct.

En effet, pour que l’espoir subsiste, les socialistes devront convaincre la gauche alternative. Des tractations qui vont commencer dès ce lundi. Le candidat communiste Pascal Bagnarol semble prêt à accepter la main tendue comme il l'explique à RMC: "On ne veut pas d'une politique de droite ou d'extrême-droite donc… Il y a une nouvelle force à gauche, réellement de gauche, qui se met en place sur le département. Il va donc falloir compter avec nous à l'avenir". Reste une inconnue : les électeurs frontistes alors que les candidats ont récolté 8 % des suffrages sur l’ensemble du département.

NB : Retrouvez la carte de tous les résultats du premier tour en cliquant ici

Maxime Ricard avec Victor Joanin