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"Loto du patrimoine": à quoi ressemblent les tickets à 15 euros?

Dès le 3 septembre prochain, des tickets à gratter à 15 euros à l’effigie de 18 monuments emblématiques en péril permettront de gagner jusqu’à un million et demi d’euros.

Emmanuel Macron est en visite ce jeudi au château de Voltaire à Ferney, près de Genève, avec Stéphane Bern pour promouvoir le "loto du patrimoine".

Dès le 3 septembre, tout le monde pourra donc acheter des tickets à gratter dont la vente permettra de financer la restauration de monuments en péril. Objectif avoué: aider à la restauration de 270 sites très variés, du château dans la Manche au bagne en Guyane, en passant par un aérodrome dans le Doubs ou encore un aqueduc romain dans le Rhône. Pourtant, les amateurs de "jeux à gratter" pourraient bien être déroutés. 

Grand... et cher!

Première information: ces tickets, dont l'idée a été lancée par l'animateur Stéphane Bern, que le président avait nommé chargé de mission sur le patrimoine, coûteront chers, très chers: 15 euros. Et ils seront grands, très grands. Car qui dit jeu inédit dit aussi format inédit: les tickets feront la taille d'une demi-feuille A4.

Au total, la Française des Jeux et le gouvernement vont proposer trois types de tickets différents. Sur chacun d'eux, la photo de l'un des chefs d'oeuvre emblématiques à sauver, comme la maison d'Aimé Césaire à Fort-de-France ou le château de Carneville dans la Manche.

10% seulement reversés au patrimoine

Sur chaque bulletin, les joueurs feront face à trois jeux différents avec une règle classique: il faut gratter pour retrouver des symboles identiques et remporter la somme indiquée. Les plus gros gains vont de 15.000 à 1,5 millions d'euros... Et le vendredi 14 septembre, il y aura un tirage spécial patrimoine du loto à 10 millions d’euros.

Pourtant 10% des ventes seulement de ces tickets seront en réalité versés aux patrimoines en péril. La plupart de l'argent récoltée sera en effet distribuée aux gagnants pour garder le jeu attractif.

L’opération doit permettre de récupérer entre 15 et 20 millions d’euros, une somme conséquente mais qui ne représente qu’une goutte d’eau, de l’aveu même de Stéphane Bern, en charge du projet: en France, 2000 monuments protégés sont en péril alors que 326 millions d’euros sont alloués chaque année au patrimoine. 

Victor Joanin et X.A