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Marine Le Pen: "Les maires FN n’accueilleront pas de réfugiés"

Marine Le Pen

Marine Le Pen - AFP

Alors que François Hollande a indiqué que la France était prête à accueillir 24.000 réfugiés dans les deux ans, Marine Le Pen a déclaré que les mairies FN ne se joindraient probablement pas à cet élan.

Les réfugiés ne devraient pas être les bienvenus dans les villes tenues par le Front national. Invitée de RMC ce mardi matin, Marine le Pen a déclaré ne pas penser "que les maires FN accueilleront des réfugiés".

"Vous demanderez à leurs maires, mais non, je ne crois pas", a indiqué la présidente du Front national, en réponse à une question de Jean-Jacques Bourdin.

"Je pense que les mairies FN sont conscientes qu’elles ont en charge un lot important de misères, de pauvretés et de difficultés, et qu’elles réservent leur énergie à essayer de soulager la souffrance de leurs administrés. Or nous le disons et nous comme cohérents : nous ne pouvons plus accueillir personne. Nous sommes déjà ultra saturés".

"Ce n'est pas pour fuir la persécution"

"Je pense que les réfugiés politiques sont ultra minoritaires", a poursuivi l'eurodéputée. "J'en veux pour preuve les images que je vois à la télévision. Moi, j'ai vu les images des clandestins qui descendaient, qui étaient emmenés en Allemagne de la Hongrie, etc. Eh bien, sur l'ensemble de ces images, il y a 99% d'hommes. Il y a une ultra minorité de familles. Or, moi je pense que des hommes qui quittent leur pays pour laisser leur famille là-bas, ça n'est pas pour fuir la persécution. C'est évidemment pour des raisons économiques."

Lundi, François Hollande a souligné lors de sa conférence de presse que la France est prête à accueillir 24.000 réfugiés dans les deux ans à venir.

Pour la présidente du Front national, "nous sommes confrontés à une immigration économique, une immigration d'installation qui est la conséquence du laxisme gigantesque de nos gouvernants successifs".

Opposée à l'envoi de troupes au sol en Syrie

La présidente frontiste s'est par ailleurs dite "totalement opposée" à l'envoi de troupes au sol pour combattre l'Etat islamiqu en Syrie.

"On sait ce que ça a donné dans d'autres pays". "Ca fait des mois que je réclame que la France change son fusil d'épaule, qu'elle change sa diplomatie, qu'elle regarde le réel, qu'elle oeuvre avec le gouvernement syrien pour lutter contre l'Etat islamique, ce que nous n'avons pas fait", a-t-elle fustigé. "Cela fait des mois et des mois qu'on s'amuse à faire semblant de lutter contre l'Etat islamique en Irak alors qu'on sait que la tête de l'Etat islamique est en Syrie".