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Pannes aux bornes PMU: "Ça nous énerve quand notre pari était bon et qu’on n’a pas eu le temps de jouer"

Les parieurs l'ont sûrement remarqué: il est de plus en plus difficile de trouver des bornes PMU opérationnelles. Des pannes répétées sont occasionnées par le mouvement de grève lancé en juin au sein de la société chargée de la maintenance des machines. Une situation qui exaspère les joueurs.

Rien ne va plus au PMU. Depuis plusieurs semaines, de plus en plus de bornes de paiement de l'entreprise de paris hippiques affichent hors service dans les bars attitrés. 

Un mouvement de grève lancé en juin par l'intersyndicale d'Odéolis, la société à laquelle appartiennent les techniciens chargés de la maintenance de ces fameuses machines installées dans les arrières salles des cafés, est à l'origine de ces pannes à répétition. 

"On est vingt à faire la queue"

Et les joueurs de paris hippiques commencent à s'impatienter. Ces passionnés de courses, comme Youssef, s'agacent de faire face à des écrans noirs ou des blocages de tickets au moment d'effectuer leurs paris.

"Il y a toujours un problème avec les machines, toujours une borne qui ne fonctionne pas, qui prend du temps à se mettre en marche etc.", relate-t-il. "On est vingt à faire la queue pour pouvoir placer nos paris. Et ça nous énerve encore plus quand notre pari était bon et qu’on n’a pas eu le temps de le jouer!"

Une perte de temps pour les parieurs, mais aussi pour les patrons de bars PMU, comme Stéphane.

"C’est un peu gênant pour nous en tant que professionnel parce que ça génère un phénomène de queue. Si j’ai du monde par rapport au tabac et à la Française des jeux ça crée quelques soucis", regrette-t-il.

"On va être obligés de licencier 100-110 personnes"

Des problèmes qui peuvent ainsi faire fuir les clients. Mais il faudra encore patienter avant de revenir à la normale: les machines ne seront pas réparées tant que les techniciens de maintenance de la société Odéolis resteront en grève.

Les 310 salariés de cette PME s'opposent à la perte du contrat qui les liait avec PMU. L'entreprise de paris hippiques a choisi de ne pas renouveler ce contrat dès la fin de l'année 2018, et de faire appel à un autre prestataire. Jean-Louis Chaix, délégué syndical Force Ouvrière, dénonce cette décision de PMU.

"La perte de ce contrat va nous faire couler complètement à un moment donné. On va être obligés de faire un plan social et de licencier 100-110 personnes", s'inquiète-t-il.

Une fourchette qui représente près de 30% du personnel d'Odéolis.

Alice Froussard avec C. P.