RMC
Exclusivité

Les festivals de 2024 sacrifiés à cause des JO? Le coup de gueule du patron des Eurockéennes

Sur RMC, le patron du festival des Eurockéennes de Belfort Jean-Paul Roland, a réagi à la possibilité d'annulations des festivals de l'été 2024 pour mobiliser les forces de l'ordre sur les JO.

Les festivals sacrifiés sur l'autel des JO 2024? Le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin semble avoir tranché, en évoquant mardi devant les sénateurs, lors d’une audition sur les jeux Olympiques, la possibilité de “report ou d’annulation de tous les événements en France qui demandent des unités de forces mobile".

"On pense à des grands festivals culturels qui ont lieu pendant l'été, des grands concerts. Je ne dis pas qu'il faut annuler absolument tous les événements, mais en tout cas un certain nombre d'entre eux", a annoncé Gérald Darmanin devant le Sénat.

"Un énorme coup dur (...) Je n'arrive pas y croire"

Une petite phrase qui a fait l'effet d'une bombe dans le monde de la culture. Le patron du festival des Eurockéennes de Belfort, Jean-Paul Roland, n'en revient pas et a fait part de son incompréhension ce jeudi matin au micro de RMC.

"Depuis quelques semaines bruissait une annonce d’adaptation, mais pas aussi brutalement. Il y a entre 6.000 et 8.000 festivals en France dont les deux-tiers l'été. Ce n’est pas une annonce anodine cette affaire-là (...) ", lance-t-il.

"Qu'il n'y ait pas la panne culturelle du siècle"

Le directeur général du festival dénonce un "manque de concertation". "Ou même juste d’être prévenus!", insiste-t-il, notant le contexte particulier de ces dernières années, avec les annulations dues au Covid.

"On est un secteur en convalescence avec pratiquement deux ans d'interdiction totale. On a subi, avec rage de vaincre, en se disant que 2024 serait le retour à la normale. C’est un énorme coup dur", souffle-t-il expliquant avoir besoin de visibilité "au moins un an à l’avance" pour réserver les artistes à partir de janvier 2023.

Il demande ainsi une clarification au plus vite pour qu’il n’y ait pas "la panne culturelle du siècle". "Je n'arrive pas à y croire, donc je pense qu'au final il y aura adaptation", conclut-il.

James Abbott