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Un an avec sursis contre l'ex-patron de l'Institut Montaigne pour avoir drogué une ex-collaboratrice

Laurent Bigorgne, l'ancien directeur de l'Institut Montaigne, a été condamné ce jeudi à 12 mois de prison avec sursis et 2.000 euros d'amende pour avoir drogué, à son insu, son ancienne belle-soeur et collaboratrice lors d'une soirée en février dernier. Son avocat a annoncé son intention de faire appel de cette décision.

L'ex-directeur de l'Institut Montaigne, Laurent Bigorgne, a écopé d'une peine de 12 mois de prison avec sursis, ce jeudi, pour avoir drogué une ex-collaboratrice en février dernier.

Le tribunal correctionnel de Paris a considéré que Laurent Bigorgne, un proche d'Emmanuel Macron, avait administré cette drogue "afin de commettre à son égard un viol ou une agression sexuelle", requalifiant ainsi les faits.

La victime, Sophie Conrad, avait déposé plainte dans la nuit du 22 au 23 février, après un dîner au domicile de Laurent Bigorgne, qui était son supérieur, mais aussi l'ex-mari de sa soeur. Après une demi coupe de champagne, elle avait ressenti des symptômes de prise de drogue et était parvenue à quitter les lieux pour se rendre à l'hôpital.

Il avait reconnu avoir versé de la MDMA dans le verre

Une expertise a ensuite révélé qu'elle avait absorbé de la MDMA, une drogue de synthèse de la famille des amphétamines aussi appelée ecstasy.

Placé en garde à vue, Laurent Bigorgne avait rapidement reconnu avoir pris ce soir-là de la cocaïne et versé de la MDMA dans le verre de Sophie Conrad, mais a toujours contesté une intention sexuelle.

La peine prononcée est en deçà des réquisitions du parquet, qui avait demandé le 10 novembre 18 mois d'emprisonnement avec sursis et une obligation de soins, sans retenir l'intention sexuelle.

"C'est une reconnaissance complète"

Son avocat, Me Sébastien Schapira, a annoncé qu'il allait "immédiatement" faire appel de cette "décision insensée, incohérente". L'ancien directeur de l'Institut Montaigne était, lui, absent lors du délibéré.

De son côté, Sophie Conrad a salué cette décision. "C'est une reconnaissance de ce qui s'est passé et des faits, et une reconnaissance complète", a-t-elle dit.

Laurent Bigorgne a démissionné de l'Institut Montaigne le 27 février, après onze ans à sa tête.

AB avec AFP