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57% des Français souhaitent le départ de François Bayrou du gouvernement

François Bayrou (au centre) et le Premier ministre Edouard Philippe.

François Bayrou (au centre) et le Premier ministre Edouard Philippe. - AFP

Plus d'un électeur sur deux (57%) souhaitent que François Bayrou ne soit pas maintenu au sein du prochain gouvernement d'Edouard Philippe, selon une étude flash Harris Interactive pour RMC dévoilée ce mercredi. Et s'il devait être maintenu en poste, sa présence serait considérée comme un handicap par les personnes interrogées.

Si François Bayrou devait être maintenu au poste de Garde des Sceaux dans le nouveau gouvernement d'Edouard Philippe, qui devrait être connu d'ici ce mercredi soir, la décision serait pour le moins mal vue par les Français. Selon une étude flash Harris Interactive pour RMC dévoilée ce mercredi, 57% d'entre eux ne souhaitent en effet pas que le ministre de la Justice soit maintenu au gouvernement. Même tendance chez les électeurs d'Emmanuel Macron, dont plus de la moitié ne veulent pas qu'il soit maintenu.

Une enquête qui a été réalisée après l'annonce du départ de Sylvie Goulard, qui quitte le ministère des Armées pour "démontrer sa bonne foi" dans l'affaire des emplois supposés fictifs des assistants parlementaires européens du Modem.

Un handicap pour Emmanuel Macron

En raison des soupçons qui pèsent sur le parti de François Bayrou, deux tiers des Français estiment que la présence du maire de Pau au gouvernement serait un handicap pour Emmanuel Macron. Mais si malgré tout François Bayrou devait rester au gouvernement, la majorité des sondés préféreraient qu'il hérite d'un autre ministère que celui de la Justice (64%).

Marielle de Sarnez, l'actuelle ministre des Affaires européennes, elle aussi du Modem, se trouve dans la même position que le Garde des Sceaux. Là aussi la majorité des Français préférerait qu'elle quitte le gouvernement: seul un quart des sondés souhaitent son maintien dans la nouvelle équipe d'Edouard Philippe. L'intéressée a d'ailleurs assuré qu'elle n'excluait pas d'en sortir pour briguer, pourquoi pas, la présidence du groupe MoDem à l'Assemblée.

Philippe Gril