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Départ de Sylvie Goulard: "François Bayrou et Marielle de Sarnez ne partagent pas la même éthique"

La ministre des Armées Sylvie Goulard a demandé ce mardi à ne plus "faire partie du gouvernement", en raison de l'enquête sur les assistants parlementaires du Modem. Après Richard Ferrand, elle est la deuxième ministre à partir. La Grande Gueule Karim Zéribi ne comprend pas pourquoi Marielle de Sarnez et François Bayrou, eux aussi concernés par l’affaire des assistants parlementaires du MoDem, ne démissionnent pas.

"J’ai demandé au président de la République, en accord avec le Premier ministre, de ne plus faire partie du Gouvernement", écrit ainsi Sylvie Goulard. Citée dans l'affaire des assistants parlementaires du MoDem, la ministre des Armées renonce à son poste, pour pouvoir "être en mesure de démontrer librement ma bonne foi et tout le travail que j’y ai accompli" ajoute-t-elle. Une décision révélatrice d'une incohérence au sein du gouvernement selon la Grande Gueule Karim Zéribi. Il affirme ne pas comprendre pourquoi Marielle de Sarnez et François Bayrou, eux aussi concernés par l'affaire, n'agissent pas de la même manière.

"Tout ça manifeste clairement d'une absence de cohésion des membres du gouvernement. J’ai du mal à imaginer Sylvie Goulard, Marielle de Sarnez et François Bayrou impliqués dans la même affaire, avoir une perception tout à fait différente de la manière dont les choses peuvent se passer. Pourtant, c’est le cas. Si Sylvie Goulard décide de son propre chef de se mettre en retrait, c’est qu’elle estime que l’affaire est suffisamment sérieuse pour la mettre en difficulté, au cours des semaines à venir".

Pour Karim Zéribi, ce qui concerne Sylvie Goulard concerne également les autres membres MoDem du gouvernement. "Cette affaire concerne Marielle de Sarnez de la même manière, puisqu’elle était parlementaire européenne également. On parle d’affaire sur des assistants parlementaires MoDem, qui auraient mis des personnes à disposition du parti et donc du président François Bayrou. Ils ne sont donc pas sur la même analyse, ne partagent pas la même éthique."

Enfin, la Grande Gueule revient sur le retrait de Richard Ferrand, qui va quitter le gouvernement pour présider le groupe LREM à l’Assemblée. "Pour ce qui est de Ferrand, c’est une exfiltration. Ce qui me chagrine c’est comment l’affaire qui le concerne ne pourrait pas être gênante en tant que président du groupe des députés. On nous parle d’exemplarité toute la journée. Comment peut-on dire que ce sera moins grave si Ferrand est le chef de 350 parlementaires que s’il était ministre? Je ne vois pas la logique dans tout ça, j’ai du mal".

Les Grandes Gueules avec A. B.