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Affaire Baupin: "Il n'est pas courageux, il n'a eu à se justifier de rien", dénonce une victime présumée

Elen Debos, adjointe au maire du Mans, secrétaire régionale EELV fait partie des élues qui ont dénoncé les agissements de Denis Baupin. Sur RMC, elle a dit espérer qu'il renonce à son poste de député et qu'il s'explique en personne.

Démissionner du poste de vice-président de l'Assemblée nationale était "le moins" qu'il puisse faire. Pour Elen Debos, secrétaire régionale EELV, l'une des élues à l'origine des révélations contre Denis Baupin, cette démission n'est pas pour autant satisfaisante. "L'annonce de sa démission s'accompagnait d'une menace de poursuites juridiques et d'un déni total des faits", regrette-t-elle sur RMC. Malgré cette démission, Denis Baupin reste pour l'heure encore député.

"Il va falloir que d'autres personnes prennent leurs responsabilités, est-ce que c'est à lui de décider s'il peut continuer à exercer au sein de l'hémicycle? Peut-il continuer à représenter les citoyens et les citoyennes?", se questionne l'élue du Mans, qui a raconté avoir été harcelée par messages pendant des mois par Denis Baupin.

A la présomption d'innocence, elle préfère "le principe de précaution" et souhaiterait qu'il renonce à son mandat. "Quand on est huit à le faire à visage découvert, quand on sait qu'il y en a d'autres, il y a peut-être aussi le principe de précaution qu'on pourrait prendre vis-à-vis des femmes et ça permettrait peut-être que plus de femmes se sentent entendues", souligne-t-elle.

"Il envoie sa femme le défendre"

Pourquoi les élues à l'origine des révélations n'ont pas témoigné plus tôt? A-t-il été couvert par le parti? Elen Debos préfère recentrer l'affaire sur Denis Baupin.

"Ce serait peut-être bien de remettre la charge sur la bonne personne, c'est pas nous les coupables dans cette histoire. Nous depuis hier on doit se justifier alors que Monsieur Baupin n'a eu à se justifier de rien", lance l'élue qui dénonce également le comportement "pas courageux" de Denis Baupin depuis les révélations. 

"Il envoie sa femme Emmanuelle Cosse le défendre", constate-t-elle. L'ancienne secrétaire générale d'EELV, a été accusée par élu du parti d'avoir couvert les rumeurs de harcèlement sexuel mais pour Elen Debos, Emmanuelle Cosse n'a pas à endosser la responsabilité. "Ce n'est pas elle qui nous a fait subir tout ça. Qu'elle ait des choses à dire et qu'elle ait à se positionner vis-à-vis de son époux, peut-être. Mais la rendre responsable, complice ou coupable des agissements de son mari, c'est un comble", regrette-t-elle. 

C. B