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Agression d'un chauffeur de bus à Bayonne: "Les auteurs des faits, ces animaux, il faut les enfermer et ne pas les relâcher!"

L'agression du chauffeur de bus a provoqué une vive émotion un peu partout en France. Sa femme et ses trois filles demandent désormais que justice soit rendue.

Une marche blanche a rassemblé mercredi soir à Bayonne près de 6000 personnes pour dénoncer l'agression de Philippe Monguillot. Ce chauffeur de bus de 59 ans se trouve en état de mort cérébrale après avoir été frappé par des passagers qui auraient refusé de porter un masque dans le bus dimanche soir.

Son agression a provoqué une vive émotion un peu partout en France. A 19h30 mercredi, les chauffeurs de transports en commun de tout le pays ont rendu hommage à la victime. Sa femme et ses trois filles demandent désormais que justice soit rendue:

"Je vais me battre jusqu’au bout. J’ai la force en moi, j’ai la colère et je vais y aller. Je n’ai pas peur, la justice va être avec moi et la justice va m’aider à venger mon époux. Je lui ai promis, je lui ai dit dans l’oreille: 'Je vais te venger' et je le ferais", a assuré son épouse mercredi lors de la marche blanche.

"Je ne vois pas comment on peut relâcher ce genre d'individus dans la rue"

L'agression a également choqué sur le plateau des "Grandes Gueules": "Il n'y a plus de limites dans la violence. On est toujours dans l'escalade et on monte d'un cran à chaque fait divers. Il va falloir un moment que la justice apporte d'autres réponses dans ces affaires", a déploré Johnny Blanc ce jeudi sur RMC. "Quand on regarde les sanctions, c'est très minime à chaque fois. Entre ce que tu risques et ce que tu prends il y a toujours un grand écart", a-t-il déploré avant de plaider pour de vraies peines de perpétuité.

"Pour ce genre de faits dramatiques, je ne vois pas comment on peut relâcher ce genre d'individus dans la rue. Des animaux pareils, il faut les enfermer et ne pas les relâcher" a conclu Johnny Blanc.

Mercredi, deux hommes ont été mis en examen pour tentative d'homicide volontaire et placés en détention. Ils sont soupçonnés d'avoir violemment frappé ce chauffeur de bus dimanche soir. Deux autres personnes ont été mises en examen et placés en détention provisoire, l'un pour "soustraction de criminel à l'arrestation et aux recherches et non-assistance à personne en danger" et le second, pour "non-assistance à personne en danger".

G.D.