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Attaque à Paris: "Le visage et les mains ensanglantés, il vociférait 'tirez moi dessus, tirez, ou je vais tous vous buter'"

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A Paris, une attaque au couteau, revendiquée par Daesh, a coûté la vie ce samedi soir à un passant. Malgré ce triste bilan, l’assaillant a rapidement été neutralisé par les forces de l’ordre.

Les faits se sont passés rue Monsigny, à une centaine de mètres de l'Opéra Garnier, dans le IIe arrondissement de Paris. Un quartier très touristique abritant de nombreux bars et des restaurants. Il est 20h50 lorsque l'assaillant s'en prend au hasard à cinq passants.

"Exceptionnelle réactivité des forces de police"

Mouvement de panique dans les ruelles, une patrouille de police intervient, se trouve face à l'agresseur qui les menace. Le visage en sang, l'homme se jette alors sur les agents. L'un d'eux fait usage de son taser, sans succès.

L'homme continue d'avancer vers eux quand le deuxième policier sort son arme et tire à plusieurs reprises. L'assaillant s'écroule. Des renforts arrivent ensuite très rapidement sur les lieux. Le quartier est totalement bouclé.

Le Premier ministre Edouard Philippe s'est rendu dans la nuit au commissariat du IIIe arrondissement de Paris. Il a salué "l'exceptionnelle réactivité des forces de police". Un appel à police-secours a été, selon lui, passé à 20h47. "Dans les cinq minutes", les policiers étaient sur place et "moins de neuf minutes" après, l'auteur de l'attaque était abattu.

"Ils sont tombés nez à nez avec lui (...) cet homme semblait vraiment déterminé"

Les policiers ont donc dans un premier temps eu pour volonté de garder en vie le terroriste et ont utilisé des tasers pour tenter de le neutraliser. Yvan Assioma, secrétaire régional Paris du syndicat de policiers Alliance, raconte.

"Quand ils sont arrivés sur les lieux, rue Monsigny, le terroriste sortait de l’établissement Le Cap Breton. Ils sont tombés nez à nez avec lui. Ils ont utilisé le taser à deux reprises sans réussir à stopper la progression de cet homme qui semblait vraiment déterminé et qui arrivait vers nos collègues. Tenant un couteau, le visage et les mains ensanglantés, il vociférait ‘tirez moi dessus, tirez ou je vais tous vous buter’. Le second policier a sorti son arme pour tirer, stoppant ainsi définitivement la progression du terroriste".
Arthur de Laborde (avec C.P.)