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Attentat à Nice: "Cette chevauchée surréaliste a débuté en-dehors du périmètre de sécurité"

Des agents de police se tiennent près du camion qui a fauché la foule rassemblée sur la Promenade des Anglais, à Nice, le 14 juillet 2016.

Des agents de police se tiennent près du camion qui a fauché la foule rassemblée sur la Promenade des Anglais, à Nice, le 14 juillet 2016. - VALERY HACHE - AFP

Laurent Laubry, responsable départemental du syndicat de police Alliance dans les Alpes-Maritime, présent sur la Promenade des Anglais, à Nice, jeudi soir, raconte la scène "surréaliste et effroyable" à laquelle il a assistée.

"C'est surréaliste et effroyable ce qu'on a vécu", relate Laurent Laubry, responsable départemental du syndicat de police Alliance dans les Alpes-Maritime qui se trouvait avec sa famille, jeudi soir, sur la Promenade des Anglais, à Nice, où au moins 84 personnes ont perdu la vie après avoir été fauchées par un camion.

Le parcours du camion qui a fauché la foule sur la Promenade des Anglais, à Nice, le 14 juillet 2016.
Le parcours du camion qui a fauché la foule sur la Promenade des Anglais, à Nice, le 14 juillet 2016. © Infographie BFMTV

Lui et sa famille se situaient à seulement quelques centaines de mètres du lieu du drame. "On était un peu plus loin dans le périmètre de sécurité, explique Laurent. Parce que la chevauchée surréaliste a débuté en dehors du périmètre de sécurité, qui était hermétique et clos à la circulation". Les premiers cadavres et blessés se trouvent, en effet, vers l'hôpital Lanval où le trafic était libre.

"Dans le secteur où je me trouvais, il y avait encore plus de monde"

Selon lui, le camion roulait à la fois sur les voies de circulation et sur le trottoir de l'avenue. "Sur cette partie de la Promenade des Anglais qui va jusqu'au port, on a un trottoir très très large (...) où des milliers de personnes se trouvaient hier soir et (...) également sur les voies de circulation (...)", précise-t-il.

Le responsable départemental du syndicat de police tient à souligner "le courage et le sang-froid" de ses collègues qui ont riposté et stoppé la course folle du camion permettant ainsi d'"éviter des centaines de blessés, peut-être même des centaines de morts. "Dans le secteur où je me trouvais, il y avait encore plus de monde, une foule encore plus compacte (...) que sur le haut de la Promenade des Anglais", indique-t-il.

François Hollandeattendu ce vendredi à Nice, a annoncé trois jours de deuil national ainsi que la prolongation de l'état d'urgence et le maintien de l'opération militaire Sentinelle. Quelques heures après les faits, il a évoqué, "une attaque dont le caractère terroriste ne peut être nié".

Le chauffeur du camion, quant à lui, a été "formellement identifié" grâce à des papiers d'identité retrouvés à l'intérieur du véhicule, selon des sources policières. L'homme n'était pas connu pour radicalisation, mais pour des faits de violences.

Aurore Coulaud avec AFP