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AZF, 20 ans après: comment l'Etat protège désormais la population face aux catastrophes industrielles

20 ans plus tard, Toulouse commémore mardi l'explosion meurtrière de l'usine AZF qui a traumatisé la Ville rose. Et de nombreuses communes industrielles.

21 septembre 2001, 10h17... C’était il y a exactement 20 ans, l'explosion de l’usine AZF à Toulouse avait fait 31 morts et 2.500 blessés. 20 ans après, ce drame peut-il se reproduire en France? 

Si les normes ont changé, la question des risques industriels est encore d’actualité. Il existe aujourd'hui 500.000 sites considérés comme dangereux.

La catastrophe d'AZF a, dans les faits, fait office d'électrochoc. 

Dans la foulée du drame toulousain, une loi, votée en 2003 prévoit de créer des plans de prévention des risques technologiques: sur les 385 sites concernés, les contrôles sont plus réguliers et surtout, ils prévoient en cas de danger, de faciliter notamment l'expropriation de la population. 

C'est précisément cette loi qui a évité, selon les autorités, une catastrophe de plus grande ampleur sur le site de Lubrizol à Rouen il y a deux ans.

Depuis, les contrôles ont de nouveau été renforcés et les industriels doivent publier les produits stockés.

Mais des spécialistes estiment qu'il faut aller plus loin: des habitants ne savent toujours pas qu'ils vivent à côté d'un site dangereux, et les moyens alloués sont trop faibles.

Depuis Lubrizol, 30 postes d'inspecteurs supplémentaires ont été crées Ils sont aujourd'hui 1607... pour contrôler 500.000 sites.

Hélène Terzian et Lionel Dian