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Commando à Marseille: "Ils étaient prêts à tuer" témoigne l'un des policiers visés

Il est l'un des premiers policiers arrivés sur place. Frédéric a fait face au commando dans les Quartiers Nord de Marseille lundi après-midi. Sur RMC et BFMTV, il témoigne de ce qu'il a vécu, évoquant la peur qui l'a traversé lorsqu'il a été mis en joue par les malfaiteurs.

Lundi après-midi, vers 17h lundi en pleine cité de la Busserine, dans l'un des quartiers Nord de Marseille, des policiers sont mis en joue par un commando de plusieurs hommes armés de kalachnikov.

L'un d'eux, Frédéric a eu peur pour sa vie. Il y pense encore: "Je suis policier, c'est mon métier. Mais je suis un être humain, je suis père de famille. Je me suis demandé si on allait revenir ce soir. Ces individus étaient prêts à tuer pour ne pas être interpellés. J'ai eu peur"

Frédéric et ses collègues ont entendu les coups de feu dans la cité, lorsque qu'ils tombent nez à nez avec le véhicule des malfaiteurs. Le policier qui conduit les laisse passer pour éviter la fusillade en pleine rue. Impossible, ensuite, de les rattraper, regrette Frédéric. "On ne peut pas coller un véhicule comme ça. Même à distance. Même sur 150 mètres. Les malfaiteurs le savent: le type de voitures de la police ne sont pas adaptés à ce genre de situation". 

"Que va-t-il se passer demain?"

Frédéric est inquiet, face au sentiment d'impunité des malfaiteurs: "On est habitués aux règlements de comptes. Mais là, c'est parti un peu loin. Pour la première fois, ils sont restés très très longtemps. Ils ont pris un gros risque, mais ils le savaient. Ils n'ont pas eu peur de la police. Et là, il faut se poser une question maintenant: que va-t-il se passer demain? Une fusillade?"

Les malfaiteurs étaient armés de kalachnikov. ils n'ont pas tiré sur les policiers mais les ont mis en joue. l'image reste gravé dans la mémoire de Frédéric.

Claire Andrieux et X.A