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Confinement: ce que l'on sait des premières gardes à vue pour "mise en danger de la vie d'autrui"

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L'infraction de "mise en danger de la vie d'autrui" est passible d'un an de prison et 15.000 euros d'amende.

Des personnes déjà verbalisées pour non respect des règles du confinement ont été placées en garde à vue pour "mise en danger de la vie d'autrui", dans le Pas-de-Calais et en Seine-Saint-Denis. Depuis le début du confinement, la police a procédé à 226.000 contrôles et 18.000 verbalisations.

Un homme a été placé en garde à vue à Bruay-la-Buissière dans le Pas-de-Calais pour "mise en danger d'autrui par violation délibérée des mesures destinées à prévenir et limiter les conséquences des menaces sanitaires sur la santé", a-t-on appris de source policière confirmant une information du Parisien. L'homme faisait partie d'un groupe de cinq buvant de l'alcool sur la voie publique. Il avait déjà été verbalisé pour ne pas avoir d'attestation. Les quatre autres ont pris la fuite.

La Seine Saint-Denis comptabilisait quant à elle vendredi matin, une "quinzaine" de garde à vue pour le même motif. Là encore, avant d'être interpellés, les contrevenants avaient déjà été verbalisés "à plusieurs reprises". Les interpellations ont eu lieu dans plusieurs communes, notamment Sevran, Bobigny, Clichy-sous-Bois, Blanc-Mesnil, Montreuil ou encore Rosny-sous-Bois.

L'infraction de "mise en danger de la vie d'autrui" est passible d'un an de prison et 15.000 euros d'amende.

Jeudi, le chef de l'Etat a déploré ce jeudi que "trop" de Français continuent à "prendre à la légère" les consignes de confinement prises pour lutter contre le coronavirus. Les injonctions à rester chez soi "ne sont pas parfaitement respectées": "Quand je vois que des gens continuent à aller au parc, à la plage ou à se ruer sur les marchés ouverts", c'est qu'"ils n'ont pas compris les messages" passés par les autorités, a déclaré le chef de l'Etat. 

Pour sa part, la présidente de la région Ile-de-France Valérie Pécresse a demandé vendredi à l'Etat que les policiers municipaux puissent eux aussi verbaliser ceux qui ne respectent pas les consignes de confinement. Selon elle, "la police nationale et la gendarmerie doivent garder le maximum de forces pour assurer la sécurité des personnes et des biens".

La rédaction de RMC (avec AFP)