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Deux policiers renversés volontairement à Colombes: un témoin raconte la scène

Un homme de 29 ans a renversé volontairement deux policiers lundi soir dans les Hauts-de-Seine.

Deux policiers, à terre, violemment percutés par une voiture au cours d'un simple contrôle. Et des habitants à leur fenêtre pour essayer de comprendre. Lundi soir, vers 19h, un automobiliste a blessé deux motards de la police lundi en les percutant volontairement en marge d'un contrôle routier à Colombes, près de Paris.

Les deux motards blessés font partie de la Direction de l'ordre public et de la circulation, qui dépend de la préfecture de police de Paris. Dans un tweet, le préfet de police de Paris Didier Lallement leur a exprimé "tout son soutien".

"Mes pensées accompagnent nos deux policiers blessés", a également assuré Christophe Castaner dans son tweet, qui a rendu "hommage au sang-froid des policiers municipaux qui leur ont porté secours et ont interpellé le mis en cause".

"Les motards l'ont mis en joue et sorti leurs armes"

Dans la voiture de ce jeune Français de 29 ans, les enquêteurs ont retrouvé un couteau et une "lettre expliquant son geste", a indiqué le parquet de Nanterre sans plus de précisions. Selon le parquet de Nanterre, le suspect a indiqué avoir agi après avoir visionné des vidéos sur la situation en Palestine. Le parquet national antiterroriste était dans la soirée en phase "d'observation" pour déterminer s'il allait se saisir de l'enquête. 

Sur RMC, un témoin, présent sur place, décrit une scène "impressionnante".

"La police effectivement procédait à des contrôles. Et au bout de dix minutes, une BMW qui arrivait a carrément foncé sur un policier qui était derrière sa moto. Le chauffeur de la berline a essayé de s'esquiver. Les motards l'ont mis en joue et sorti leurs armes. Il a été immédiatement interpellé mis au sol et tout, mais le policier touché était à terre et ne bougeait pas... C'était vachement impressionnant".

Ce que l'on sait du suspect

Rapidement interpellé, l'homme de 29 ans, originaire de Luneville en Meurthe-et-Moselle, mais domicilié à Colombes, a invoqué "la situation" en Palestine dans ses premières déclarations après son interpellation. 

Inconnu des services de renseignements, il a été condamné il y a 10 ans à des travaux d'intérêt général pour "violences. Il a aussi fait l'objet d'un rappel à la loi pour "outrage à agent" en 2014. Les enquêteurs savent aussi que le suspect avaient des antécédents psychiatriques anciens. Une expertise doit justement être effectuée ce mardi.

La rédaction