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Drame de Millas: malgré l'infarctus de l'accusée, le procès reprend

La conductrice du car scolaire entré en collision avec un TER en 2017 a fait un malaise cardiaque jeudi dernier, alors que se déroule actuellement le procès de cette affaire. Lundi, la présidente du tribunal a estimé que les débats pouvaient se poursuivre sans elle.

Le procès de l'accident de Millas va se poursuivre, même en l’absence de la principale accusée. La conductrice du bus qui est entré en collision avec un train en 2017, faisant 6 morts et 17 blessés, a été victime d'un malaise cardiaque jeudi dernier. Jugée pour homicides et blessures involontaires, elle est hospitalisée depuis.

Considérant que la conductrice de 53 ans avait donné pouvoir à ses avocats pour se faire représenter, la présidente a rejeté lundi les demandes de suspension du procès.

"C'est biaisé, c'est contre son gré qu'elle ne peut pas participer aux débats"

Le procès va donc se poursuivre sans la conductrice, une décision qui divise les avocats des deux parties. Côté, défense, on considère que l'absence de Nadine Oliveira déséquilibre la suite du procès, comme nous le confirme son avocat, maître Louis Fagniez. D'autant que c'est aujourd'hui qu'est examinée la personnalité de la conductrice.

"Cela aurait été important de l'avoir à côté. C'est biaisé, c'est contre son gré qu'elle ne peut pas participer aux débats. C'est en cour d'audience qu'elle a eu un infarctus, donc l'audience n'est pas étrangère à la situation qui maintenant l'éloigne."

"J'aurais préféré avoir des réponses de sa part"

Mais si le tribunal considère que le procès peut donc se poursuivre, c'est l'essentiel pour Fabien Bourgeonnier, père d'une des victimes.

"J'aurais préféré avoir des réponses de sa part. Maintenant, les avocats de la défense sont là pour la représenter. A la base, elle n'était pas obligée de se présenter. Ils ont tous les documents nécessaires pour pouvoir le faire, donc continuons ce procès", clame-t-il.

Ce mardi, la journée sera consacrée aux expertises psychologiques et à l'examen de personnalité de la conductrice. Le procès doit se tenir jusqu'au 7 octobre.

Alfred Aurenche (édité par J.A.)