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Drogue à Marseille: cette députée propose des saisir les biens des dealers pour les donner aux associations et à la police

Sur RMC ce lundi matin, la députée Alexandra Louis (Agir), explique pourquoi elle veut viser les dealers "là où ça fait mal": au portefeuille.

Prendre aux dealers pour rendre aux quartiers. La députée des Bouches-du-Rhône Alexandra Louis est revenue ce lundi sur sa proposition de systématiser la saisie des biens des dealers de drogue pour les redistribuer aux associations locales et aux forces de polices. 

Après une tribune dans le "Journal de dimanche", elle est venue préciser sa pensée ce lundi matin sur RMC, face à Apolline de Malherbe.

"L'idée vient d'associations marseillaises et nationales qui portent ce combat depuis longtemps. il s'agit de combattre les trafics avec l'argent des trafics pour faire en sorte que le crime ne paie plus, ou ne paie beaucoup moins. Ce qui attire beaucoup de jeunes c'est l'appât du gain, ça fait tourner la tête de nombreux gamins dans nos quartiers.
L'idée aujourd'hui est de ruiner les trafiquants est de saisir systématiquement les biens, l'argent générer par ces trafics et s'en servir pour des choses beaucoup plus utiles, beaucoup plus justes.".

Et de poursuivre en direct sur RMC: "Il y a un aspect dissuasif (...) Sur mon secteur, je vois des quartiers entiers qui sont pris en otage par les trafics de stupéfiants. C'est la pire angoisse des mères de famille de voir leur enfant tomber là-dedans. Il faut taper là où ça fait mal, il faut taper au porte-monnaie."

"A Marseille c'est beaucoup plus facile de demander un milliard d'euros à l'Etat que de réunir les bonnes personnes autour de la table"

La députée glisse un petit tacle aux négociations entre les différentes entités de la région: ville, métropole département... qui ne sont pas du même bord politique et qui peinent à s'entendre.

"Il y a beaucoup à faire à Marseille. L'Etat a été au rendez-vous depuis longtemps. Aujourd'hui il faut tout le monde autour de la table, la ville, la métropole... Nous devons dépasser tous les clivages car à Marseille c'est beaucoup plus facile de demander un milliard d'euros à l'Etat que de réunir les bonnes personnes autour de la table. 

Je l'ai vu autour de la question de l'habitat dégradé, autour de la question de la sécurité... Je pense que la mairie de Marseille est prête, il faut y aller. C'est une urgence permanente. Soit on gagne ensemble soit on perd ensemble".

Un appel que semble toutefois avoir devancé le gouvernement. Selon nos informations RMC, Emmanuel Macron devrait détailler un plan en trois volets - l'éducation, la rénovation urbaine et les transports - qui doivent transformer en profondeur le visage de la cité phocéenne. Le président de la République est attendu mercredi sur place.

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J.A.