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Evacuation violente de migrants à Paris: où en est l'enquête visant la police?

Deux enquêtes ont été ouvertes par le parquet de Paris pour des violences lors de l'évacuation d'un camp de migrants place de la République à Paris lundi. La police des police enquête également sur deux scènes précises.

Deux enquêtes pour "violences par personne dépositaire de l'autorité publique" ont été ouvertes mardi par le parquet de Paris après les violences observées lors de l'évacuation de migrants lundi soir place de la République. L'une visant des faits de "violences" soupçonnés des policiers sur un migrant, l'autre sur un journaliste.

Lundi soir plusieurs centaines d'exilés s'étaient installés dans des tentes place de la République, une action symbolique menée par l'association d'aide aux migrants Utopia 56. Elle demande une solution d'hébergement pour ces migrants qui errent en région parisienne depuis le démantèlement de leur camp il y a une semaine à St-Denis.

L'inspection générale de la police nationale (IGPN) a en plus été saisie pour enquêter sur ces faits, et doit remettre ses conclusions qui seront "rendues publiques" avant jeudi a assuré le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin.

Deux scènes particulièrement dans le viseur de l'IGPN

Deux scènes où l’on voit des policiers violenter des migrants et un journaliste, filmées et relayées sur les réseaux sociaux, sont précisément dans le viseur de la police des polices.

D’abord un croche-pied d’un policier sur un migrant qui tente de quitter la place de la République. Un geste qui semble gratuit puisque l’homme qui chute lourdement au sol n’est ensuite pas interpellé. D’après les informations de BFMTV l’auteur de ce croche-pied a été identifié, c’est un policier haut gradé, commissaire divisionnaire de la Bac de nuit de Seine-Saint-Denis.

L’autre fait sur lequel enquête la police des polices est la prise à partie du journaliste Rémy Buisine. Sur une vidéo on le voit être projeté au sol par un policier qui lui assène ensuite des coups. Le journaliste affirme avoir été violenté plusieurs fois par ce même policier alors qu’il couvrait l’évacuation de la place de la République et de ses alentours.

Jean-Baptiste Bourgeon (avec J.A.)