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Ados tués dans une avalanche: le prof d'EPS jugé ce mardi

Deux lycéens lyonnais de 16 ans sont morts dans une avalanche en janvier 2016 alors que les risques étaient connus des encadrants. Leur professeur de sport de 49 ans est jugé pour homicide involontaire ce lundi à Grenoble.

Un professeur de sports à la barre du tribunal de Grenoble pour une avalanche meurtrière aujourd'hui. C'était il y a plus de 2 ans. En janvier 2016, Thelma et Léo, deux lycéens lyonnais de 16 ans, sont emportés par une avalanche dans la station des Deux-Alpes.

Une troisième personne, un ressortissant ukrainien, est également tuée dans le drame. Leur professeur de sport de 49 ans est jugé aujourd'hui pour homicide involontaire car il a dévalé avec 10 de ses élèves du lycée Saint-Exupéry de Lyon une piste noire, fermée par manque d'enneigement, sachant que le risque d'avalanche était de 3 sur 5.

Pour les parents de Thelma, c'est l'incompréhension

A la barre, les témoignages des élèves présents lors du drame devraient éclairer sur le rôle joué par l’enseignant ce jour-là. Les parents des deux victimes seront présentes à l'audience pour entendre les explications de ce professeur.

Pour les parents de Thelma, c'est l'incompréhension. Comment Michel Arquillière, ce professeur de sport de 49 ans, un skieur aguerri, a-t-il pu céder aux demandes répétées de ses élèves encore mineurs pour descendre une piste noire fermée ?

En cas de sanction pénale, il pourrait être révoqué de l'Education Nationale

La veille, le groupe avait déjà bravé l'interdit, mais l'autre enseignant qui accompagnait cette classe de ski, lui, n'a pas craqué. Pour le père de la lycéenne morte dans l'avalanche, le professeur incriminé a failli, il a rompu la confiance qui le liait aux parents.

Des parents qui veulent aussi comprendre pourquoi cet enseignant a pu participer à cette sortie scolaire, alors qu'il était déjà connu pour des problèmes d'encadrement et qu'il revenait à l'époque d'une longue période de dépression.

Michel Arquillière est aujourd'hui chef de projet dans un lycée professionnel et ne côtoie plus directement d'élèves. En cas de sanction pénale, il pourrait être révoqué de l'Education nationale.

Gwenaël Windrestin (avec J.A.)