RMC

"Ça n'avait pas l'air bien méchant mais on savait qu'ils étaient là": le groupe du "gifleur" présent sur les lieux plusieurs heures avant l'événement

L'homme qui a giflé Emmanuel Macron mardi dans la Drôme, a été interpellé directement et placé en garde à vue.

Il était 13h15 mardi quand le chef de l'Etat, remonté dans sa voiture après une visite dans un lycée hôtelier, décide soudainement d'en redescendre pour aller saluer un groupe de personnes massées derrière des barrières. Le président s'approche, un homme saisit le bras du chef de l'Etat et le gifle.

Yanis qui travaille au lycée avait bien repéré ce petit groupe dès le matin : "Autour du lycée, il y avait quelques personnes qui ne devaient pas être des sympathisants du Président qui étaient ici et qui sifflaient et le huait. De l’intérieur du lycée on les entendait, cela n’avait pas l’air bien méchant mais on savait qu'ils étaient là".

>> A LIRE AUSSI - "Ce n'est pas quelqu'un de violent": les amis du "gifleur" d'Emmanuel Macron stupéfaits par son geste

"Il nous a montré qu’il sait faire preuve d’une très grande résilience"

L'agresseur est immédiatement interpellé par les forces de l'ordre. Mais le chef de l'Etat poursuit, reste auprès du petit groupe et continue de serrer des mains. Mireille Clapot député La république en marche de la Drôme était présente aux côtés du chef de l'Etat. Et comprend sa décision:

"Il nous a montré qu’il sait faire preuve d’une très grande résilience, de sang-froid et qu’il sait mesurer le risque. Il s’est dit après coup que la soirée avait été renforcée et qu’il ne fallait pas sacrifier ce moment avec les Français et il a bien fait".

Un incident qui ne surprend pas?

Le chef de l'Etat lui-même relativise cet événement quelques heures plus tard en déclarant que c'est un fait isolé, commis par des individus "ultraviolents". Pourtant l'incident ne surprend pas vraiment, Olivier Rouquan, politologue : "À force de jouer à un jeu de communication, de se vouloir au milieu de la foule plutôt que d’incarner et de représenter les institutions, le risque dans une société de plus en plus fragmentée, c’est de se voir confronté à ce type d’événement".

S'il est parfois pris à partie verbalement durant ses sorties, voire hué et insulté avec virulence comme en 2018 par des "Gilets jaunes" au Puy-en-Velay, Emmanuel Macron n'avait jamais été agressé physiquement depuis son arrivée à l'Elysée.

>> A LIRE AUSSI - Emmanuel Macron giflé dans la Drôme: y a-t-il eu une faille dans le dispositif de sécurité du président de la République?

Marie Régnier (avec G.D.)