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Déménager, changer les enfants d'école: les mesures pour protéger les policiers dont les coordonnées sont sur la clé USB du tueur de la préfecture?

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Cinq jours après la meurtrière attaque au couteau à la préfecture de police où quatre employés ont perdu la vie, l'enquête se poursuit pour en savoir plus sur les motivations du tueur, Mickaël Harpon. Chez le tueur, du matériel a été saisi jeudi dernier, et notamment une clé USB, dont le contenu est inquiétant.

La découverte au domicile du tueur d'une clé USB inquiète. Elle inquiète les enquêteurs à cause des images de propagande de l’Etat Islamique et notamment des vidéos de décapitation qu’elle contient.

Mais elle inquiète aussi et surtout les collègues du tueur, puisqu'elle regroupe des données personnelles, les coordonnées et les identités de nombreux agents de la préfecture de Paris. Des informations, susceptibles de mettre en péril leur sécurité et celle de leur entourage.

"Dès que la liste sera connue, il faut que tous les policiers soient prévenus individuellement sans délai"

Une crainte, partagée par David Le Bars, secrétaire général du syndicat des commissaires de la police nationale et invité de la matinale de Jean-Jacques Bourdin ce mardi.

Pour lui, il est nécessaire de connaître au plus vite l'identité des policiers présents sur la clé USB afin d'assurer leur sécurité.

"Dès que la liste sera connue, il faut que tous les policiers soient prévenus individuellement sans délai. Il faut que la communication soit extrêmement rapide et que l’Etat et l’administration de police soient en mesure d’accéder à leurs demandes qui pourraient consister à ce qu’on les aide à déménager et à changer leurs enfants d’école si toutefois il y a le moindre risque par rapport à leur sécurité. Il faut voir quelle est la nature des informations contenues dans ces fichiers".

"Il faut que les enquêteurs trouvent tout ce qu’il a pu faire pour ensuite prendre les mesures adéquates"

Des informations personnelles mais aussi des informations potentiellement sensibles vis-à-vis de la sécurité nationale, s'inquiète le syndicaliste: "On a un informaticien qui était en poste depuis plus de 16 ans, qui avait des capacités informatiques et dont la fonction était justement cette maintenance informatique. On sait déjà grâce à l’enquête qu’il avait beaucoup de supports informatiques qui sont cryptés donc il faut que les enquêteurs trouvent tout ce qu’il a pu faire pour ensuite prendre les mesures adéquates".

Bourdin Direct (avec Caroline Petit)