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Mort d'Élisa Pilarski: l'ADN des chiens toujours pas analysé, une morsure 4 mois avant sa mort... les zones d'ombre de l'enquête restent nombreuses

Elisa Pilarski aurait été mordue par un des chiens du couple selon le témoignage d'un collègue du compagnon. Il a raconté aux policiers que cette dernière avait été attaquée en juillet 2019, soit quatre mois avant qu'elle ne soit retrouvée morte en forêt.

Trois mois plus tard, l'enquête autour de la mort d'Elisa Pilarski est au point mort. Cette femme enceinte de 29 ans était décédée des suites de morsures, le 16 novembre, dans une forêt de Retz, dans l'Aisne. Les prélèvements ADN des chiens de chasse à courre, ainsi que les cinq chiens du compagnon de la victime, qui se trouvaient près de la scène de crime, n'ont toujours pas été envoyés au laboratoire.

Ces prélèvement ADN canins attendus depuis plus de 3 mois n'ont pas été réalisés car trop cher a estimé la justice, qui a refusé en janvier un premier devis estimé à 200.000 euros pour environ 350 analyses. D'autres devis ont été demandés par la juge d'instruction. Si l'un de ces devis est accepté cela prendra environ deux mois avant d'en connaître les résultats. 

Selon les informations de BFMTV, un autre fait troublant intéresse les enquêteurs: le témoignage d'un collègue du compagnon d'Elisa. Il raconte qu'en juillet dernier, 4 mois avant la mort de la jeune femme, elle avait été mordue par l'un des 5 chiens du couple provocant une plaie de 4 centimètres sur sa main. Une version que réfute Christophe Ellul. 

Information ou intox ?

Le compagnon d'Elisa affirme que c'est un chat errant qui aurait mordu sa compagne et qu'en juillet dernier elle n'était pas à son domicile. Selon son avocat, cet élément est "tout nouveau, on est bombardé depuis hier ou avant-hier par ces informations. Je ne sais pas encore si c’est de l’info ou de l’intox. Moi je n’en avais encore jamais entendu parlé jusque-là. En tout cas ça ne sort pas du dossier".

Enfin, une dernière information circule. Selon celle-ci, Christophe Ellul aurait emmené son chien Curtis à des concours de morsures aux Pays-Bas. Une information que n’a pas confirmé son avocat.

"Il entraînait des chiens, mais ce n’était pas des concours de morsures. Il entraînait ces chiens pour ce qu’il appelait des olympiades des chiens. C’était du saut en hauteur, en longueur", explique-t-il.

Il rappelle également que son client est victime dans cette affaire. 

Jean-Baptiste Bourgeon avec Guillaume Descours