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Une rixe entre 200 jeunes éclate sur un base de loisirs à Étampes

En Essonne la base de loisirs d’Étampes va prendre de nouvelles mesures de sécurité. Vendredi dernier, une rixe a éclaté entre 200 jeunes. La police est intervenue, il n’y a pas eu de blessé, mais la violence du moment a choqué.

La base de loisirs d'Etampes va prendre de nouvelles mesures de sécurité après une rixe entre 200 jeunes vendredi dernier. La région Île-de-France va porter plainte. Débordé, le service de sécurité de cette base de loisirs avait dû laisser les policiers intervenir à coup de gaz lacrymogène pour rétablir le calme.

D'après une source policière, "les jeunes, échauffés par le soleil, ennuyaient les familles présentes les obligeant à quitter les lieux, et draguaient outrageusement les jeunes femmes". Un vol de portable serait à l'origine de l'affrontement.

Selon les images, on peut voir une masse mouvante se crée derrière l’un des toboggans, une jeune femme filme. Des centaines de jeunes se bousculent au milieu des familles. Ninette vient ici depuis plus de 20 ans est n’est pas tellement surprise par cet affrontement. 

“J’ai vu depuis pas mal d’année, une dégradation, beaucoup d’irrespect. Avant, il y a avait énormément d’agents de sécurité qui tournaient, qui faisaient respecter les règles dans la piscine. Mais depuis 10 ans, il y a beaucoup moins de personnel, que ce soit même les maîtres-nageurs, c’est désolant et ça explique ce qui se passe”, indique-t-elle. 

Plus de sécurité sur le site

Une explication qui ne satisfait pas Vanessa très inquiète. “Je trouve que c’est inadmissible. Nous, on est de Pithiviers, on a qu’une base de loisir à 30 minutes où on habite. Je trouve que si ça fermait, pour les gens, ce serait dommage. C’est regrettable ce qu’il s’est passé”, regrette-t-elle. 

S’il n’est pas question de fermer la base de loisirs, le vice-président du conseil régional d'Île-de-France Patrick Karam entend bien renforcer la sécurité. 

“Sur cette île-là, nous allons mettre des drones avec hauts-parleurs. Ca permettra d’anticiper les problèmes et être dissuasif. Il nous faut aujourd’hui des maîtres-chiens, plus de sécurité et c’est vrai un accord un peu plus étroit avec les forces de police”, indique-t-il. 

Le vice-président de la région va demander ce lundi au ministre de l’Intérieur de mettre en place des brigades fixes sur les bases de loisirs, mais aussi de pouvoir légaliser les interdictions ciblées aux bases de loisirs.

Margaux Bédé avec Guillaume Descours