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"Il a reconnu les faits": la garde à vue de Doc Gyneco prolongée

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L'enquête a été confiée au commissariat du 18e arrondissement.

La garde à vue de l'artiste Doc Gyneco, interpellé mercredi pour des soupçons de "violences volontaires par conjoint", a été prolongée pour vingt-quatre heures, a-t-on appris jeudi soir auprès du parquet de Paris.

Cette mesure, ordonnée dans le cadre d'une enquête confiée au commissariat du XVIIIe arrondissement de la capitale, peut durer jusqu'à vendredi avant une décision du parquet sur d'éventuelles poursuites judiciaires.

Selon Le Parisien, les policiers sont intervenus mercredi en fin d'après-midi au domicile du couple, après une dispute lors de laquelle le chanteur a giflé son épouse à plusieurs reprises. Cette dernière avait été conduite à l'hôpital.

"Doc Gyneco a reconnu les faits et ne cherche pas à les minimiser", a déclaré jeudi à l'AFP son avocat Me Jonathan Khalifa. "Il a vocation à s'exprimer devant la justice de son pays et non pas à être condamné médiatiquement", a-t-il ajouté. 

Doc Gyneco, alias de Bruno Beausire, est l'auteur de "Première consultation", un premier album solo sorti en avril 1996 et vendu à plus d'un million d'exemplaires, avec des titres comme "Né ici", "Viens voir le docteur" ou "Vanessa", entre rap et reggae. Il fera date dans l'histoire de la chanson française au point d'être élu, en 2012, meilleur album de rap français par le magazine les Inrocks.

La suite de l'histoire est moins glorieuse: problèmes avec le fisc, participation controversée à des émissions de téléréalité, vie privée étalée dans les journaux, notamment sa liaison avec l'écrivain Christine Angot. Cette dernière fera le récit de leur relation dans un roman "Le Marché des amants", sorti en 2008. 

La rédaction de RMC avec AFP