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"Il nous faudra l'armée en support": sur RMC, l'appel du syndicat Unité SGP Police FO en plein confinement

Yves Lefebvre, secrétaire général du syndicat Unité SGP Police FO était l'invité de RMC.

"On risque notre peau tous les jours. Nous sommes en premier rideau": alors que les policiers menacent de suspendre les contrôles des mesures de confinement faute de masques, Yves Lefebvre, secrétaire général du syndicat Unité SGP Police FO était l'invité de RMC. Il répondait aux questions de Jean-Jacques Bourdin.

Alors que plus de 225.000 procès verbaux ont été dressés par les forces de l'ordre pour non-respect des mesures du confinement depuis leur mise en oeuvre le 16 mars, Yves Lefebvre a incité ses collègues à ne plus verbaliser s'ils ne sont pas équipés de masques dans des situations particulières: "On n'a rien, donc "pas de masques, pas de contrôles". Le discours du ministre de l'Intérieur est démagogique et irresponsable" a-t-il accusé. "Si cela ne bouge pas, il n'y aura plus de contrôles" a-t-il conclu.

Depuis la mise en place de strictes mesures de confinement pour lutter contre l'épidémie de coronavirus, le 16 mars, environ 3,7 millions de contrôles ont été réalisées dans toute la France, a précisé le ministre de l'Intérieur, qui a estimé que le confinement devrait se "poursuivre tant que nous n'aurons pas gagné le combat contre le virus".

"On aura besoin de l'armée"

100.000 policiers et gendarmes sont aujourd'hui mobilisés. Mais "nous ne sommes pas assez nombreux" a affirmé le secrétaire général du syndicat Unité SGP Police FO. "La situation est de plus en plus difficile dans la rue. Si le couvre-feu est une bonne solution, on aura besoin de l'armée pour ça. Nous ne sommes plus assez nombreux. Des policiers sont malades, d'autres sont en arrêt de travail légitime, comme ceux qui doivent garder leurs enfants. Il faudra le renfort de l'armée à nos côtés" a-t-il lancé.

"Dans les banlieues et les quartiers difficiles, et pas qu'à Paris, on aura besoin de l'armée. On ne sera pas assez. Il y a la partie administrative, la police du quotidien sont assurées aujourd'hui. On ne pourra pas tenir autrement" a-t-il insisté en répondant à Jean-Jacques Bourdin via Skype, en direct sur RMC

Xavier Allain