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Je me suis vraiment sentie humiliée: interdite d'entrer dans un Casino de Six-Fours, Marion a déposé plainte pour discrimination

La mère de famille a reçu une vague de soutiens sur internet. A noter que depuis 1994, "l'outrage public à la pudeur" n'existe plus dans la législation française.

Interdite d’entrer dans un supermarché à cause d’un décolleté trop profond. C’est ce qui est arrivé à Marion, varoise de 25 ans. Elle a affirmé au quotidien Var Matin, ne jamais s’être sentie autant humiliée. 

C’est au départ le vigile du magasin qui lui refuse l’accès estimant qu’elle est “trop dénudée”. “Et ensuite la directrice du magasin, m’a aussi refusé l’entrée et a donné raison à son vigile. Je suis rentrée en pleurs, je me suis vraiment sentie humiliée. Ce n’est pas normal de se sentir comme ça”, indique-t-elle sur RMC. 

“J’avais un petit débardeur d’été et une petite jupe en coton. Il n’y avait rien de choquant. Je n’y croyais pas quand on m’a dit ça. Je vais dans ce magasin deux à trois fois par semaine dans ce magasin. Je pense que le vigile a reçu des directives, mais le problème, c’est la directrice qui l’a soutenu et qui m’a humilié devant tout le monde en lui donnant raison, en ricanant que j’étais presque à poil, qu’on voyait tout…”, indique la jeune femme. 

Excuses du groupe Casino

Elle a depuis partagé la photo de son décolleté sur les réseaux sociaux et reçut des milliers de témoignages de soutien. Des messages qui la rassurent.

 “Je me suis dit, est-ce que c’est de ma faute ? Qu’est-ce que j’ai fait ? Je me sentais mal et en fait non, je m’aperçois que le trois-quart des personnes me soutiennent et me donnent raison. On est en France, on a des droits, on peut s’habiller comme on veut”, assure-t-elle. 

Elle a affirmé ce lundi matin sur RMC avoir porté plainte pour “discrimination”. Le groupe Casino dont dépend le supermarché a réagi sur les réseaux sociaux dénonçant notamment une attitude intolérable de ses collaborateurs. Le directeur régional du groupe est même venu en personne présenter ses excuses à Marion.

Guillaume Descours