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"Je vais te montrer ce qu'est un vrai rebeu": un jeune de confession musulmane tabassé après avoir fêté Noël en famille

Un jeune de Belfort, de confession musulmane, a été tabassé vendredi pour avoir fêté Noël. Selon sa mère, il lui serait aussi reproché d'être fils de policier.

La victime, âgée de 20 ans, assure avoir reçu des menaces et insultes d'une connaissance après la publication des photos de son repas de Noël sur les réseaux sociaux : "Sale fils de blanc, fils de serpent, fils de policiers. Je vais te montrer ce qu'est un vrai rebeu".

Interloqué, le jeune homme a voulu avoir une explication avec l'auteur du message, qui l'aurait alors convié à un rendez-vous. Mais il était attendu par plusieurs personnes qui l'ont violemment frappé.

La victime qui s'est vue délivrer une interruption temporaire de travail (ITT) de 4 jours a porté plainte après cette agression.

"Ça a déplu à l’un de ses contacts sur Snapchat"

Après les insultes les deux jeunes se seraient donnée rendez-vous pour s’expliquer. C’est là que le jeune homme de 20 ans serait tombé dans un guet-apens, c'est la version d'Ilham Friedrich, sa mère.

"Il y avait 3 autres individus qui l’attendaient et qui l’ont littéralement mis à terre et l’ont complètement tabassé. Il me dit qu’il a eu le malheur de snappé le repas et ça a déplu à l’un de ses contacts sur Snapchat".

"Mon fils a été tabassé parce qu’il est fils de policier blanc"

Ses agresseurs de confession musulmane lui auraient reproché d’avoir fêté Noël. Sa mère affirme également que son fils a été ciblé car elle et son mari sont policiers.

"Mon fils a été tabassé parce qu’il est fils de policier blanc. Je suis outrée, choquée. On n’a pas à s’attaquer aux enfants des forces de l’ordre. On ne touche pas à nos enfants".

Trois suspects ont été placés en garde à vue durant le week-end. Du côté des enquêteurs on reste très prudent sur les motifs de l'agression qui n'ont pas encore été clairement établi. Le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, a réagi ce weekend après cette affaire, affirmant qu'il n'y avait pas "de place pour le séparatisme dans notre pays" ni pour du "racisme d’où qu’il vienne".

Martin Juret (Maxime Trouleau)