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L'affaire Seznec relancée: "Cela voudrait dire que mon grand-père s’est sacrifié pour sa femme"

Une photo prise par Bertrand Vilain, auteur d'un livre sur l'affaire Seznec qui a entrepris les fouilles

Une photo prise par Bertrand Vilain, auteur d'un livre sur l'affaire Seznec qui a entrepris les fouilles - Bertrand Vilain / AFP

Un os probablement humain, a été retrouvé hier lors de fouilles dans la maison de la famille Seznec. Une découverte qui pourrait relancer l'une des affaires criminelles les plus mystérieuse du 20e siècle.

La découverte d'un os lors de fouilles dans la maison de la famille Seznec pourrait relancer une affaire criminelle historique. En 1923, Pierre Quémeneur disparaît au cours d'un voyage d'affaire entre Paris et la Bretagne. Jamais son corps ne sera retrouvé. Le dernier à l'avoir vu en vie est un certain Guillaume Seznec, qui devient vite le principal suspect. Selon les enquêteurs, Seznec aurait tué Quémeneur pour récupérer une de ses propriétés.

L'os découvert hier, peut-être un os de fémur, l'a été à la suite de fouilles privées basées sur une théorie jamais explorée par les autorités judiciaires. C’est l’épouse de Guillaume Seznec qui aurait tué Quémeneur par accident en tentant de repousser ses avances. Condamné à perpétuité au bagne en 1924, Guillaume Seznec fut envoyé à Cayenne où il passera 23 ans. Il a toujours clamé son innocence. Il sera gracié par le Général de Gaulle en 1947. 

"J’espère que l’affaire Seznec ne sera pas un mystère éternel"

"C’est assez sidérant, cela voudrait dire que mon grand-père s’est sacrifié pour sa femme. À l’époque condamné à perpétuité au bagne c’était perpétuité !", assure Denis Seznec, petit-fils de Guillaume Seznec, qui s'intéresse à l'affaire depuis plus de 50 ans et qui a toujours cru en l'innocence de son grand-père.

"J’attends le résultat des fouilles officielles et des analyses. C’est cher c’est long mais pour l’affaire Seznec ils le feront. J’espère de tout cœur que l’affaire Seznec ne sera pas un mystère éternel", ajoute-t-il.

Immédiatement après la découverte de samedi, le procureur de la République de Brest s'est rendu sur place. La PJ de Rennes a été saisie et les fouilles bloquées. D'autres fouilles doivent être menées, cette fois sous l'égide de la police et de la justice.

Edouard Dufrasne (avec G.D.)