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"La peine ne sera jamais à la hauteur de ce qu'il nous a pris", réagit Sandrine, la sœur de la femme brûlée vive par son conjoint

Il avait aspergé sa femme d'essence dans leur salon avant de la brûler vive, devant leur fille de 7 ans: un homme a été condamné mercredi à Nanterre à 20 ans de prison par la cour d'assises des Hauts-de-Seine.

Christophe J. a finalement été condamné à 20 ans de réclusion criminelle pour avoir brûlé vive sa compagne Ghylaine. La cour lui a également retiré l'autorité parentale sur sa fille de 9 ans.

Sandrine Bouchait, la sœur de Ghylaine, a réagi au verdict ce jeudi sur RMC: "Quelle que soit la peine qui aurait été donnée, ça ne sera jamais à la hauteur de ce qu'il nous a pris. Mais en comparaison avec d'autres procès qu'il y a pu avoir pour meurtre sur conjoint, c'est quand même une peine lourde. Et l'autorité parentale lui a été retirée, c'est quand même important pour nous".

"Pas question qu'elle aille voir son père en prison"

Sandrine assure que sa nièce "va bien". C'est la petite fille qui avait alerté les voisins alors que son père était en train de brûler sa mère:

"Elle me posait des questions sur le procès mais son attente réelle, c'était vraiment le verdict. Je lui ai expliqué qu'il avait été déclaré coupable. Quand je lui ai dit que son père allait rester 20 ans en prison, elle a dit 'ça les vaut'. Pour l'instant, il n'est pas question qu'elle aille voir son père en prison. Je pense que ce n'est pas la place d'une enfant".

Sandrine estime que la communication autour du Grenelle sur les violences faites aux femmes commence peut-être à porter ses fruits: "Quand les jurés doivent juger ce genre de crime, ils sont plus avertis qu'il y a quelques mois".

Un vendredi de septembre 2017 dans un immeuble du Plessis-Robinson, Ghylaine avait annoncé qu'elle quittait son compagnon. L'homme se met alors à frapper Ghylaine puis l'asperge d'essence et y met le feu. Ghylaine mourra deux jours plus tard, brûlée à 92%.

P.B.