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Même s'il a payé pour ce qu'il a fait, ça fait peur: les habitants de Saint-Denis inquiets de la réinsertion du violeur des parkings

Patrick Trémeau est sorti de prison après une peine de 30 ans et sa réinsertion fait débat.

Après avoir passé 30 ans en prison, le relogement de Patrick Trémeau pose question. Jugé à trois reprises pour 18 viols reconnus, le détenu multirécidiviste est sorti de la prison de Melun (Seine-et-Marne) le 17 juin dernier.

Surnommé le "violeur des parkings", il avait l'habitude d'attaquer les femmes dans les sous-sols de région parisienne. Après une première tentative infructueuse pour le loger après sa sortie de prison dans la commune de Coulommiers (Seine-et-Marne), une solution a finalement été trouvée à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis).

"C'est un peu une angoisse, mais il a le droit de vivre aussi"

Mais ce nouvel habitant fait réagir dans la commune. Ca fait maintenant trois semaines que Patrick Trémeau habite en toute confidentialité à Saint-Denis, et dans les rues de la ville, c'est la stupéfaction.

"Même s'il a payé pour ce qu'il a fait, pour une maman ça fait peur", "C'est un peu une angoisse, mais il a le droit de vivre aussi, il a droit de tenter de se réinsérer dans la société", a-t-on entendu dans les rues de la commune.

"La ville de Saint-Denis n'est pas une poubelle"

Le maire de Saint-Denis, Matthieu Hanottin, apprend la nouvelle dans les journaux. Impensable pour lui que cet ancien condamné à 30 ans de prison pour viols reste dans sa commune.

"La ville de Saint-Denis n'est pas une poubelle. On est une des villes fortement criminogène, avec peu de moyens policiers. Cette situation est absolument anormale."

D'autant qu'à l'origine, la commune de Coulommiers devait l'accueillir, mais une dizaine d'élus locaux lui ont interdit l'entrée de son appartement. Des refus synonyme de honte pour Me Henri Leclerc, ancien avocat de Patrick Trémeau.

"Je trouve scandaleux qu'un maire empêche l'exécution d'une décision judiciaire. Patrick Trémeau a terminé sa peine"

Dans une lettre adressée mercredi au ministre de la Justice, le maire de Saint-Denis demande à Eric Dupond-Moretti de trouver une alternative.

Maxime Levy (avec J.A.)